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MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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Vos compétences sont les atouts de l'Afrique pour son développement socio-sanitaire.
Les questions de santé se dressent avec plus d'acuité encore en Afrique. Les compétences existent à travers le réseau de médecins, pharmaciens, tradipraticiens et scientifiques africains. Il ne tient qu'à nous tous de les fédérer pour les mettre au service du développement socio-sanitaire.
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MÉDECINS D'AFRIQUE - COORDINATION AFRIQUE CENTRALE :


11.05.2012 : Rapport de mission : PARTICIPATION A L’EVALUATION INTERCLUSTER SUR MANONO – MPIANA – SHAMUANA (KATANGA, RD Congo), 19/24 Février 2012

photoNews    Le Territoire de Manono connaît depuis le mois de mi-mars les déplacements des populations, déplacements liés aux opérations militaires résultats des affrontements entre l’armée gouvernementale (FARDC) et les milices Maï-Maï appartenant à l’ancien chef de guerre Gédéon Kyungu.
C’est dans ce cadre qu’une mission Inter Clusters d’évaluation des besoins des populations s’est déroulée du 19 Avril au 24 avril 2012 dans le Territoire de Manono, avec la participation de Médecins d’Afrique, aux côtés de l’OMS, du PAM, de CRS, de l’UNICEF, de OCHA, de la FAO et du Ministère de la Santé. Médecins d’Afrique a été représenté dans cette mission par M. Léon Kadima et le Dr Isaac Mbuyamba.
Méthodologie : entretiens et discussions avec les personnels de terrain de la zone et les bénéficiaires (populations déplacées internes) ; revue documentaire au sein des organisations sur terrain et structures visitées ; visites de sites et observations directes. Pour standardiser les observations, tous les membres de la délégation ont utilisé l’outil de collecte et d’analyse des informations proposé par l’OMS: ‘’Evaluation sanitaire rapide en urgences complexes’’.

Déroulement de la mission
La région vit une catastrophe humanitaire : plus d’une dizaine de villages sont déserts, les déplacés vivent dans des conditions très précaires, sans moyens ni aucune assistance, dans des bivouacs en forêt ou en brousse.
- Sécurité : la situation actuelle est relativement calme, mais reste volatile et imprévisible
- Violations des droits de l’homme : les habitants de la région se plaignent des exactions des groupes armés qui les obligent à travailler pour eux, pillent leurs biens…
- Violences sexuelles : durant l’affrontement du 29 mars 2012, des viols collectifs ont été signalés
- Recrutement des enfants dans les troupes Gédéon : selon les déclarations des personnes rencontrées, près de 30 % des effectifs des Mai- Mai est constitué d’enfants (ceci n’a pu être vérifié par la délégation).
- Santé : les trois pathologies les plus importantes en ce qui concerne la morbidité et la mortalité sont le paludisme, les infections respiratoires et la malnutrition. Les aires de santé visitées ont besoin de renforcement en termes d’équipement, mais aussi d’activités et d’intrants pour le planning familial, la lutte contre le VIH et la lutte contre la malnutrition.
- Situation alimentaire : la diversité alimentaire est faible (manioc, les courges, le maïs accompagné de feuilles de manioc) et bien souvent il y a un seul repas par jour. Les marchés ne sont presque plus approvisionnés.
- Eau/Hygiène : la population consomme de l’eau courante de la rivière Luvua, non traitée et impropre à la consommation. Cependant, il y a quelques bornes fontaines installées par Concern dans un village qui se trouve à 25 km de Shamwana.
- Désorganisation de la société civile : les OBC sont complètement désorganisées et les habitants de la zone sont donc affaiblis dans leur capacité à résister physiquement et moralement.
Beaucoup de villageois étaient joyeux du passage de la délégation et ont sollicité la présence des activités de Médecins d’Afrique dans leurs villages respectifs.

Recommandations
1) Sécuriser la zone car le reste des interventions (protection, santé, nutrition, WASH…) ne pourra commencer vraiment que lorsque la situation redeviendra normale et sécurisée.
2) Protection : profilage, monitoring de protection sur les lieux, sensibilisations sur la loi sur les violences sexuelles, plaidoyer auprès des autorités militaires contre les diverses formes de tracasseries et arrestations arbitraires.
3) WASH : sensibiliser la population sur les bonnes pratiques d’utilisation de l’eau dont bouillir l’eau de boisson, construire là où c’est nécessaire des puits et bornes fontaines.
4) Education : plaidoyer auprès des autorités scolaires afin de permettre à ces enfants de terminer normalement leurs cycles, disponibiliser les kits scolaires pour les enfants ayant tout perdu.
5) Santé : Renforcement des aires de santé, appui aux activités pour la lutte contre la malnutrition, développement de la santé de la reproduction et intégration d’activités de lutte contre le VIH/SIDA.


18.04.2012 : RD CONGO - Activités Wash mises en oeuvre par MDA dans la réponse à l’épidémie de choléra dans le Bas-Congo – Semaine du 9 au 15 Avril 2012

photoNews    Médecins d’Afrique intervient dans la lutte contre le choléra au Bas-Congo depuis mars 2012 en partenariat avec l’UNICEF. L’objectif général du projet est de contribuer à la réduction des risques de morbidité et de mortalité due aux maladies d’origine hydrique auprès des populations des zones santé de Muanda, Kitona, Boma et Matadi. Les objectifs spécifique sont de contrôler l’épidémie de choléra par la mise en place d’une réponse en eau, hygiène et assainissement et d’organiser les activités de promotion de l’hygiène dans les zones d’interventions

Résumé des activités menées en semaine 15 (9-15 avril 2012)
- Opérationnalisation de 12 points de chloration d’eau dans les zones de santé de Muanda et de Kitona
- Distribution des kits d’hygiène aux ménages de l’île Nteva/ZS Kitona
- Renforcement des capacités des IT de la zone de santé de Muanda et Kitona aux activités de désinfection de proximité ;
- Evaluation des activités du site de traitement de l’eau de la Base Kitona tenue par la REGISDESO
- Réunion d’évaluation sommative des activités de sensibilisation et de mobilisation avec les médias contractant de la zone de Muanda/Kitona ;
- Supervision des activités de sensibilisation par les chlorateurs de proximité (Ex RECO) dans les zones de santé de Muanda (3 722 personnes sensibilisées), Boma et Boma-Bungu (1 120 personnes sensibilisées) et de Matadi/Nzanza (2 308 personnes sensibilisées)
- Plaidoyer auprès de la société pétrolière PERENCO à Muanda pour soutenir les activités de lutte contre le choléra
- Redynamisation des groupes de travail technique (commission/coordination) dans la zone de Muanda/Kitona
Recommandations
Au niveau des partenaires :
- Le DLM propose à MDA de voir les possibilités d’augmenter le nombre de chlorateurs de proximité (Ex Reco) et le nombre de mégaphones, car le chiffre actuel ne paraît pas efficace, vu la population cible de Muanda (zone foyer) ;
- La Coordination du projet MDA propose à Alima de revoir le scénario des activités de désinfection des ménages conformément au protocole, car quelques faiblesses ont été notifiées.
Au niveau Stratégique :
- Le transfert d’un malade venant des îles Kitona pose des grands soucis à la communauté, car il faut débourser près de 70.000FC pour les frais de transport, à cela s’ajoute la disponibilité de la pirogue et aussi du carburant. Ainsi les populations des îlots à travers les IT, souhaitent le pré-positionnement des kits de prise en charge des malades de choléra au niveau des centres de référence.
- Une analyse stratégique devrait être menée sur l’implication des RECO, car dans la genèse, il s’agissait de la participation communautaire aux activités développées dans la zone. Aujourd’hui cette participation communautaire est devenue de plus en plus monnayée, ce qui est regrettable car cela va contre l’esprit de l’engagement comme RECO.


17.04.2012 : RD-CONGO - Réponse à l’épidémie de choléra à Kinshasa dans les zones santé de Barumbu, Kalamu I, Matete et Masina II du 2 au 15 Avril

photoNews    Situation épidémiologique : en moyenne 1450 cas de choléra par semaine. En semaine 14, 11 ZS touchées par l’épidémie de : ZS de Biyela, Kikimi, Kingasani, Limete, Maluku I, Masina II, Matete, N’sele, Ngiri-Ngiri et Police. En semaine 15, aucun cas de choléra à Masina II ni à Matete, mais 9 ZS touchées : Gombe, Ngaba, Kikimi, Kimbanseke, Kingabwa, Kingasani, Limete, Maluku I, N’sele

Activités menées par Médecins d’Afrique
1- Mobilisation communautaire
* Briefing des relais communautaires et leaders d’opinion
Pour diffuser plus rapidement les messages, la stratégie retenue est de faire intervenir les interlocuteurs-clés, à savoir écoles, églises, leaders d’opinions et représentants des diverses ONG et associations
* Sensibilisation du public par la communication interpersonnelle (porte à porte et crieurs), les relais communautaires, la communication de masse par le biais des leaders d’opinions et par le biais des radios communautaires avec comme messages prioritaires : bonnes pratiques d’hygiène, utilisation des latrines, lavage correct des mains au savon et à l’eau propre et consommation de l’eau potable.
* Résultats : en deux semaines, un peu plus de 48 500 personnes ont déjà été sensibilisées (7077 ménages), appartenant à 4 zones de santé : Barumbu (aires de santé de Funa I et Funa II), Kalamu I (aires de santé de Matonge I, Immocongo, Kauka II), Matete (aire de santé de Maziba) et Masina II (aire de santé de Congo)

2-Référencement des cas
- Transfert vers l’UTC du Roi Baudoin d’une femme, adulte résidant dans la commune de Matete et désinfection des lieux ainsi que les ménages avoisinants.
- Transfert vers la morgue de l’hôpital général de Kinshasa d’un cadavre en provenance de l’UTC Pakadjuma et désinfection de 3 bateaux du port ONDIKA d’où provenait le cas. Puis sensibilisation d’environ 20 ménages présents sur les bateaux et de la population du port sur l’existence du choléra ainsi que les mesures de prévention (utilisation de savons et aquatabs).

Recommandations :
- Coordination du projet Choléra : renforcer les actions de coordination et de supervision des activités de prise en charge et de sensibilisation au niveau de chaque zone d’intervention de Kinshasa qui continue de notifier des cas. - Coordination Humanitaire : construire des latrines, curer les rivières et caniveaux pour améliorer les conditions d’EHA, renforcer la sensibilisation de la population
- Autorités territoriales : renforcer la coordination, assurer un environnement sain à la population


11.04.2012 : RD-CONGO - Lutte contre le choléra dans le Bas-Congo : état des lieux en Avril 2012

photoNews    - Situation épidémiologique : 28 cas de la zone de santé (ZS) de Muanda, 08 cas de la ZS de Kitona, 05 cas venant des îlots, 02 cas de la ZS de Boma (confirmés par INRB) et 0 cas de la ZS de Boma-Bungu
- Couverture médiatique des activités de promotion des bonnes pratiques d’hygiène et de connaissance du choléra dans les deux ZS de Matadi et Nzanza : diffusion par tous les médias contractants au projet de la première émission radio-télévisée réalisée par les deux médecins chefs de zones de santé, conformément aux plans de diffusion
- Sensibilisation par les chlorateurs de proximité (ex RECO) dans les ZS de Muanda, Boma, Boma-Bungu et de Matadi/Nzanza : 1211 ménages concernés, soit 7 105 personnes dont la moitié d’enfants;
- Lancement des activités au niveau des points de chloration des ZS de Muanda et de Kitona : 10 points de chloration opérationnels ; points de lavage des mains mis en place ; sensibilisation en milieu scolaire
- Participation aux réunions de coordination : réunion épidémiologique et réunion du comité de crise à Muanda. A Boma et Boma-Bungu, séances de coordination et réunion du conseil de sécurité, pour la riposte à la signalisation de cas de rage sur la ZS de Boma.

Orientations pour la suite :
- Intensification des activités de sensibilisation sur le choléra dans les zones touchées ;
- Mise en oeuvre effective des activités retenues pour chaque partenaire ;
- Implication des églises aux activités de sensibilisation des communautés à la lutte contre le choléra.


26.03.2012 : RD-CONGO - Sensibilisation au VIH/SIDA chez les élèves de l’ESMICOM (Kinshasa)

photoNews    L’université ESMICOM (Ecole Supérieure des Métiers de l’Informatique et de la Communication) située dans le quartier Bon vent dans la commune de Lingwala, à Kinshasa (RDC) forme des techniciens en informatique et en communication et accueille aussi bien des filles que des garçons de 17 ans à plus de 40 ans. L’Administrateur VIH/Protection de MDA, l’Administrateur Santé de MDA ainsi que 15 volontaires du POOL VIH de MDA y ont animé le 23/02/2012 un atelier « Jeunesse et SIDA » qui a concerné 350 personnes : 300 jeunes, le corps professoral et administratif, les agents de sécurité commis pour cette journée, une quinzaine de vendeurs du petit marché de l’EMISCOM.

La séance de sensibilisation a duré deux heures avec la projection de 6 séquences de films éducatifs (nécessité de connaître sa sérologie, des modes de prévention du VIH, de la stigmatisation, de l’importance de sortir de la clandestinité lorsque l’on est séropositif pour mieux de se faire aider par son entourage), suivie de focus groupes de débats et à la fin d’une distribution de préservatifs. Parmi les questions récurrentes sont venues celle de l’existence de médicaments pouvant guérir définitivement du SIDA, la possibilité pour des parents séropositifs d’avoir un enfant séronégatif, l’attitude à adopter entre séropositifs et séronégatifs. Le message de sensibilisation a porté car 60 personnes étaient prêtes d’emblée à faire un test pour connaître leur statut sérologique. Cette séance étant uniquement prévue pour la sensibilisation, une autre date sera prise pour organiser un dépistage accompagné de conseils, avec l’implication des partenaires de Médecins d’Afrique comme le PNMLS et le FNUAP.


14.02.2012 : RD-CONGO - Mission d’évaluation de Médecins d’Afrique dans les camps de déplacés à Masisi (Nord-Kivu, RDC)

photoNews    La Zone de Santé de Masisi, dans le Nord-Kivu, comptait, à fin 2011, 388 837 habitants et 176 000 personnes déplacées dont 49 000 accueillies dans 19 camps (chiffres du HCR). Selon le rapport humanitaire de décembre 2011, le territoire de Masisi se trouve dans une situation d’insécurité causée par la présence incontrôlée des milices et bandes armées (Interahamwe, FDLR, Mai-Mai…) qui causent des tragédies dans la population et occasionnent les mouvements massifs de celle-ci. Dans ce territoire, les conséquences sur les populations déplacées sont dévastatrices et les conditions de vie dans les camps de Masisi centre ainsi que dans les sites spontanés sont en dessous des normes. C’est ce qui a motivé l’équipe de Médecins d’Afrique Nord-Kivu (MDA Nord-Kivu) à se rendre sur place pour évaluer la situation sanitaire dans les camps de déplacés en vue d’une prise en charge socio-médicale.

L’équipe MDA a parcouru les 5 camps de Masisi centre, 2 camps de Nyabiondo (Birere et Buchani) et 3 sites spontanés autour de Nyabindo ( Kishondja, Kihanja, Burora). Les données ont été collectées en utilisant les fiches de collecte des données IASC (Inter-Agency Standing Committee). Elle a échangé avec les autres ONG présentes sur le terrain, notamment Première Urgence et collaboré efficacement avec les autorités politico-administratives. Le nombre de déplacés habitant les camps de Masisi centre pour le mois de janvier 2012 est de 17.279 personnes (source : Première Urgences), mais il augmente encore à cause des affrontements qui persistent dans les villages environnants. Dans les sites spontanés sur l’axe Nyabiondo les recensements sont en cours effectués par les chefs des localités sinon le nombre total est estimé à près de 30.000 déplacés.

La sécurité alimentaire est un problème inquiétant : les populations déplacées n’accèdent plus aux champs à cause de l’insécurité et leur pauvreté les empêche de se procurer des vivres. Elles dépendent donc d’un appui extérieur avant le retour dans leurs villages respectifs. Quelques cas de malnutrition aiguë sévère sont pris en charge médicalement à l’HGR de Masisi mais l’assistance nutritionnelle n’a pas été signalée dans ces camps. Les règles d’hygiène ne mal respectées du fait de la promiscuité. On note une fréquence élevée des maladies des mains sales. Les cas de paludisme sont très nombreux, le milieu n’étant pas assaini et la majorité des personnes ne disposant pas de moustiquaire imprégnée d’insecticide. La toux est omniprésente surtout chez les enfants vu l’état des abris qui ne les protègent pas suffisamment contre le froid. Pour les camps de Masisi centre, NRC avait effectué les distributions des bâches, ustensiles de cuisine et couvertures il y a de cela une année. Mais pour les sites spontanés il n’y a pas d’assistance jusqu’à ce jour. Notons que NRC a contribué pour la scolarisation des enfants déplacés de Masisi centre mais nombreux sont les enfants non scolarisés dans les sites spontanés par manque des moyens financiers.

Point positif, l’adduction d’eau à Masisi est facile avec son relief montagneux riche en sources, ainsi les camps sont approvisionnés en eau à 70%. Par contre, les latrines sont insuffisantes. Dans les camps de Masisi centre on compte plus de 50 personnes par latrines qui ne sont pas entretenues mais dans les sites spontanés, les latrines sont inexistantes. Le système de santé est peu fonctionnel malgré l’appui de MSF Belgique. Nombre des structures sanitaires restent sans appui avec défaut d’approvisionnement en médicaments, manque d’équipement et l’insuffisance en qualité du personnel de santé. Compte tenu des multiples mouvements des populations et des accroissements éventuels des consultations les besoins restent énormes. Le grand problème sanitaire demeure le paludisme suivi des infections respiratoires aiguës (IRA) et des maladies diarrhéiques. Par ailleurs, les complications liées à l’accouchement constituent la première cause des décès chez les mères. Les infections sexuellement transmissibles (IST, VIH) constituent aussi un problème de santé dans la zone de santé de Masisi.

Recommandations : 1) Apporter l’assistance dans les sites spontanés surtout pour la prise en charge médicale dans les postes de santé, 2) Intégrer dans ces sites le programme de la santé de la reproduction en faisant les suivies des femmes enceintes, les sensibilisations par rapport à la prévention des IST et VIH SIDA, 3) Prendre en charge les malnutris par une assistance nutritionnelle et alimentaire, 4) Multiplier les sensibilisations et les surveillances pour la lutte contre les épidémies pouvant survenir dans ces sites.


24.01.2012 : RD-CONGO - Note d’alerte humanitaire à Nsele (Kinshasa, RD Congo)

photoNews    La commune de Nsele vient de subir une catastrophe naturelle qui plonge certaines familles dans de grandes difficultés matérielles et psychologiques. En effet, dans la nuit du samedi 21 au 22 janvier 2012 de 18h00 à 20h00, s’est abattue une forte pluie accompagnée de vents violents dans la commune de NSELE faisant de nombreuses victimes sinistrées et des dégâts matériels. La cité de Kinkole et plus particulièrement les quartiers de MOBA-NSEE, de BAHUMBU II et de OUKALA II ont été sévèrement touchés.

Suite à notre évaluation rapide de la situation le dimanche 22 janvier 2012 nous avons pu recenser 70 ménages sinistrés (30 à MOBA-NSEE, 25 à BAHUMBU II et 15 à OUKALA II), soit environ 420 personnes et 4 établissements (2 complexes scolaires, 1 église et 1 ferme de volailles). Il nous a été notifié le décès de 4 personnes (1 par noyade, 1 par électrocution et 2 des suites des blessures) et environ une dizaine de personnes blessées (fractures fermées et ouvertes, plaies traumatiques, contusions…). Plusieurs dégâts matériels ont été constatés. En effet les 70 ménages sinistrés ont perdu la toiture de leur maison, des murs se sont écroulés et près de la moitié est sans abri et dort à la belle étoile. L’orphelinat Elembo, situé dans le quartier MOBA-NSEE a été le lieu de recours mais il ne peut malheureusement qu’abriter 5 familles au maximum.

Médecins d’Afrique a pu prendre en charge 5 personnes en les accompagnant dans la prise en charge médicale et en mettant à leur disposition des médicaments essentiels. Le chef de quartier que nous avons rencontré déplore le manque d’aide apportée à la population et demande une assistance d’urgence. Cette situation tragique nous incite tous à plaider pour la construction d’un vaste réseau d’observatoires sentinelles avec la pleine participation des populations. Ces acteurs locaux formés et capacités seront capables de porter les premiers secours en cas de catastrophes. Cette solidarité est nécessaire pour réduire le nombre de victimes.

Dr Francine AMETONOU, Représentante MDA RD Congo


06.12.2011 : RD-CONGO - Sensibilisation santé et hygiène en situation de choléra et d’éruption volcanique

photoNews    Début Novembre 2011, le volcan Nyamulagira s’est réveillé et les risques de maladie respiratoires liées aux cendres sont venues s’ajouter aux difficultés sanitaires liées à l’épidémie de choléra. Une équipe de Médecins d’Afrique Nord Kivu, constituée de 5 personnes, a donc décidé de lancer le 11 novembre une action de sensibilisation santé et hygiène dans la zone de santé de Kirotshe. Etant donné la densité du rayon d’action, 10 villages ont été ciblés dans un premier temps, Mayutsha, Mosque, Birere I et II, Kaduki, Rutoboko, Nzulo, Majagi, Kimoka, Mubambiro.

Les objectifs de la mission étaient les suivants :
- Informer la population sur l’existence du choléra dans le milieu,
- Informer cette population des conséquences liées à la cendre volcanique,
- Vulgariser les règles d’hygiène et d’assainissement de manière à prévenir le choléra et les autres maladies de mains sales mais aussi des maladies respiratoires dues à la contamination de l’eau de pluie et des plantes par la cendre volcanique,
- Faire un état de lieu sur l’évolution du choléra dans le milieu afin de faciliter le plaidoyer auprès de partenaires pour les interventions d’urgence dans cette zone.

Au total, 146 ménages ont été sensibilisés, soit 446 personnes dont une majorité de femmes (60%) et 30% de jeunes de moins de 25 ans. La sensibilisation s’est appuyée sur des démonstrations, notamment pour un bon lavage des mains, l’hygiène de la maison et du milieu. Il est inquiétant en effet de noter que seuls 3 ménages sur 10 disposent de latrines bien construites, les autres sont des latrines de fortune. De plus, les coupures du réseau d’eau poussent les habitants à s’approvisionner au lac ou dans les rivières environnantes, ce qui rend de plus en plus fréquentes les maladies hydriques. Les règles de bases pour éviter les maladies hydriques ont été rappelées, ainsi que celles pour éviter des maladies respiratoires à cause des retombées de cendres volcaniques. L’activité de sensibilisation au porte à porte a été renforcée par l’émission de messages de prévention à la radio locale de Sake.

En conclusion, la mission de prévention sur Sake a permis à Médecins d’Afrique Nord Kivu de sensibiliser la population mais aussi de déceler les différents problèmes sanitaires auxquels elle fait face. Ces constatations de terrain permettront de mieux préparer les projets futurs en vue de contribuer à améliorer la situation sanitaire de la région.


18.08.2011 : RD-CONGO-ANGOLA - Respect des droits des migrants aux frontières RD Congo/Angola : Etat des lieux Juillet 2011

photoNews    Afin de faire le suivi et l’évaluation de la situation humanitaire de la province du Bas Congo en général et celle de la problématique des expulsés d’Angola en particulier, une Mission inter agences a été organisée du 20 au 26 juillet 2011, sur financements Pooled Fund. Médecins d’Afrique (MDA) , ONG internationale d’appui au développement socio-sanitaire, y a participé sur ses fonds propres, aux côtés de OCHA, OMS, UNICEF, FAO, CARITAS et CISP. Objectifs de MDA au cours de cette mission : Evaluer la situation socio-sanitaire et nutritionnelle des expulsés d’Angola et identifier les gaps pour la mise en œuvre de projets concrets en conformité avec son mandat et le PNDS ; Construire des alliances stratégiques et des partenariats avec les Agences des Nations Unies, les ONG internationales et nationales ; Apporter son expertise dans la prise en charge des expulsés, déplacés, retournés… dans le but de vulgariser le professionnalisme de MDA et son potentiel d’intervention en situation d’urgence ; Mieux connaître les données nutritionnelles et la cartographie des interventions nutritionnelles dans les zones de santé de Masa, Bomabungu et Kuimba

Le phénomène d’expulsion des congolais des villes de Soyo et Cabinda a commencé depuis de nombreuses années mais il a pris des allures inquiétantes à partir du 28 septembre 2009, date à laquelle on a observé des expulsions massives selon la Direction Générale des Migrations, les autorités locales et la société civile. De janvier à juin 2011, près de 7 561 personnes ont été expulsées. Parmi elles, 70 % sont des jeunes de 18 à 50 ans dont la grande majorité (80 %) s’occupe de petits métiers en Angola, vente d’articles en tout genre, travaux de ménage, coiffure, couture, etc.

Les structures de santé qui devraient permettre la prise en charge médicales présentent de grosses difficultés. Elles ont besoin en urgence d’une dotation en intrants, en médicaments génériques et essentiels, en kits de dignité des femmes. En effet, les déplacés d’Angola ont grand besoin d’une assistance médicale et psycho-sociale, à la fois pour la santé de base, mais aussi pour les nombreuses victimes de violences sexuelles. Au regard de cette situation, il est impératif d’apporter un soutien en mettant en œuvre une stratégie de prise en œuvre intégré des expulsés et d’intensifier le paidoyer auprès des autorités doit encourager la mise en œuvre d’actions de sensibilisation des populations sur les droits des migrants, des centres d’accueil et des cellules de coordination (ONG internationales, UN, ZS, DGM, police, société civile, associations de femmes).

De ce fait, Médecins d’Afrique propose de :
- Renforcer la coordination entre les deux pays par la réorganisation de la société civile
- Organiser une assistance alimentaire de courte durée en biscuits protéinés et en eau
- Mettre en place des structures de prise en charge médicale et psychosociale
- Apporter un soutien et un accompagnement transitoire aux réfugiés par le biais de sites d’hébergement.

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