MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
Afrique centrale



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Cameroun - Formation sur les maladies tropicales négligées à Yaoundé (Ekié Saint Charles)
21.01.2017
photoNews Les maladies tropicales négligées sont des maladies transmissibles qui sévissent dans les pays du Sud. Elles touchent environ un milliard de personnes dans le monde et mettent en péril la santé de plusieurs millions d’autres.

Quelles sont ces maladies ? L’OMS met actuellement l’accent sur 17 maladies tropicales négligées ou groupes de maladies endémiques :
- maladies virales : Dengue, Rage
- maladies bactériennes : Trachome, Ulcère de Buruli, tréponématoses endémiques (pian), Lèpre
- maladies parasitaires : Maladie de Chagas (trypanosomiase américaine), Trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil), Leishmanioses, Cysticercose, Dracunculose (ver de Guinée), Echinococcose (hydatidose), Trématodoses d’origine alimentaire, Filariose lymphatique (éléphantiasis), Onchocercose (cécité des rivières), Schistosomiase (bilharziose), Géohelminthiases (helminthiases transmises par le sol).
La plupart sont des maladies parasitaires dues à des protozoaires ou des helminthes. Certaines sont transmises par les animaux hôtes, d’autres par des vecteurs tels que les moustiques. D’autres, comme la dracunculose, sont transmises par la contamination de l’eau, alors que les géohelminthiases sont transmises par les sols contaminés par les œufs ou les larves de parasites.
En 2010, l’OMS a publié un premier rapport sur les maladies tropicales négligées intitulé « Agir pour réduire l’impact mondial des maladies négligées». Le deuxième rapport intitulé «Continuer à agir pour réduire l’impact mondial des maladies tropicales négligées» a paru en 2013. Il a fait suite à «Agir plus vite pour réduire l’impact mondial des maladies tropicales négligées : feuille de route pour la mise en oeuvre» paru en 2012. Le troisième rapport intitulé "Investir pour réduire l’impact mondial des maladies tropicales négligées» a paru en février 2015. Il défend la nécessité d’investir davantage et présente une série d’interventions essentielles pour combattre les maladies tropicales négligées.
Médecins d’Afrique Cameroun vous propose d’en apprendre davantage sur ces maladies, leur prévention et leur traitement. A cet effet, une formation va être organisée dans la base MDA Cameroun à Ekie Saint Charles du 3 au 4 février 2017.

Pour plus d’informations, contacter MDA Cameroun :
Mail : mda-cameroun@medecins-afrique.org
Tél : (237) 679105076

Congo - Evolution des Mutuelles de santé au Congo-Brazzaville à travers Médecins d’Afrique : témoignage de M. Franck Babindamana, de MDA Congo
17.09.2015
photoNews Médecins d’Afrique (MDA) dispose d’une stratégie d’appui à la mise en place d’une mutuelle de santé. Cette stratégie est en synergie avec l’initiative du Bureau International de Travail (BIT) et l’Union Africaine (UA) qui encouragent la mutualisation des risques financiers liés aux soins de santé dans le secteur informel.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie afin de permettre aux communautés bénéficiaires d’accéder financièrement aux soins de santé primaire, le programme Urgences-VIH, Autres Endémie et Protection de Médecins d’Afrique en République du Congo procède à une création de mutuelles de santé à travers des projets et aussi à la communication de proximité auprès de mutuelles sociales existantes afin de les aider à bien réfléchir à leur fonctionnement en tant que mutuelle de santé et de les appuyer pour insérer un volet santé bien pensé dans leur paquet d’activités.

Cette année, MDA-Congo a mis en place quatre (4) mutuelles de santé dont une (1) à Pointe Noire dans le quartier Km4 et trois (3) à Brazzaville dans les quartiers Mikalou-Madzouna et Moukondo. En outre deux (2) mutuelles de santé en cours du processus de mise en place dans le quartier Kombé à Brazzaville et au centre-ville. La particularité de ces mutuelles est que ce sont des mutuelles de santé de type communautaire et autonome. Nous appuyons leur mise en place et leur apportons un appui technique et l’accompagnement nécessaire pour bien débuter.

Centrafrique - Renforcement des capacités des prestataires de soin dans le cadre du projet de l’UA de prévention et de lutte contre les violences sexuelles en Centrafrique
28.07.2015
photoNews Un atelier de renforcement des capacités des prestataires des soins de santé des formations sanitaires enrôlées sur la prise en charge médicale des victimes des violences sexuelles et basées sur le genre a été organisé du 5 au 6 juin 2015 à Bangui par une équipe des facilitateurs composés des médecins de Médecins d’Afrique. Son objectif était de renforcer les capacités des prestataires des soins de santé dans la prise en charge médicale des victimes des violences sexuelles et basées sur le genre.

Les objectifs spécifiques étaient :
1. Formation des prestataires des soins dans la prise en charge des VVS dans et au-delà des 72 heures suivant le viol,
2. Formation sur le circuit de référencement des cas des victimes des violences sexuelles,
3. Formation sur la rédaction d’un certificat médical,
4. Rappel sur l’utilisation des outils de prise en charge, reporting et archivage des données dans le cadre du projet.

A l’issue de l’atelier, 18 prestataires des soins dont 7 médecins, un technicien supérieur de santé, 6 sages-femmes, deux infirmières et deux psychologues sont formés sur la prise en charge des victimes des violences sexuelles dans et au-delà des 72 heures suivant le viol. Ils sont à mesure d’identifier systématiquement les différentes pathologies associées au viol et leur prise en charge, ils connaissent le circuit de référencement des victimes des violences sexuelles, ils connaissent les éléments essentiels pour établir un certificat médical et enfin ils utilisent tous les outils de prise en charge, reporting et archivage des données dans le cadre du présent projet.

Afin d’atteindre les objectifs de la mission, la méthodologie suivante a été suivie :
· Evaluation des participants à l’aide d’un pré-test et post-test sur les différents modules de formation. Pour le pré-test, la moyenne des points obtenus était 10.5/20. Au post-test, l’auditoire a obtenu une moyenne de 14.6/20.
· Exposés sur les différents modules de formation : généralités sur les VS, la PEC médicale dans les 72 heures et au delà de 72 heures des VVS, l’établissement d’un certificat médical, le circuit de référence et contre référence dans le réseau des prestataires formé, l’utilisation des outils de prise en charge, reporting et archivage des données
· Les recommandations suivantes ont été formulées : mise à disposition des outils amendés aux différentes structures appuyées, refaire une formation même pour les autres structures non appuyées par MDA et UA, harmoniser le certificat médical avec ce qui est existe au niveau des FOSA étatiques en termes d’apport.

RD Congo - Lancement de l’enquête PBF dans le Bandundu : les équipes sont parties !
20.07.2015
photoNews Le 19 juillet 2015 marque le lancement officiel de l’enquête de base pour le financement basé sur la performance dans la province de Bandundu. Après la formation des enquêteurs pour cette province et une enquête test pour vérifier l’habileté des enquêteurs et superviseurs à utiliser les outils de l’enquête (tablettes et questionnaires), l’enquête concernant l’utilisation des services de santé débute auprès des foyers et des formations sanitaires. Au total 8 équipes dont 4 équipes "ménages" et 4 équipes "FOSA" vont collecter les données dans cette province.

L’équipe cadre de l’enquête, qui comprend des experts de Médecins d’Afrique et de la Banque Mondiale, a bien insisté auprès de tous sur l’importance d’une rigueur sans faille dans le travail et le respect du protocole d’enquête, afin que les résultats donnent une image la plus représentative possible de l’utilisation des services de santé, notamment ceux qui concernent les mères et les enfants.

Siffrein Kouetolo, data manager de l’enquête

RD Congo - Sensibilisation et Mobilisation sur les techniques de lavage des mains dans la commune de Kisenso en RDC
08.05.2015
photoNews Une sensibilisation sur les bonnes pratiques de lavage des mains a été organisée ce mercredi 29 avril 2015, à l’école primaire MATUNDU BOTA dans l’aire de santé AMBA se trouvant dans la commune de Kisenso, ville de Kinshasa. Cette activité a été mise en œuvre dans le cadre de projet de Redynamisation de Santé Scolaire RESASCO de Médecins d’Afrique, en vue de sensibiliser et mobiliser les écoliers de la 1ière à la 6ème année primaire, couvrant une tranche d’âge de 6 à 12 ans ainsi que les enseignants de ces classes.

Le but de cette activité était de transmettre à la cible les techniques et les informations nécessaires susceptible de les aider à adopter des bonnes pratiques relatives au lavage des mains.

Après une brève présentation sur les techniques de lavage des mains par l’administratrice santé Dr Stella VANGU accompagné d’une équipe de 5 volontaires, la séance s’est poursuivie par une série de questions-réponses en rapport avec le thème du jour.

La journée s’est clôturée par une démonstration de bonne pratique de lavage des mains par les écoliers. L’auditoire a clairement manifesté son intérêt à travers sa participation effective. A l’issue de cette journée de sensibilisation :
- 71 écoliers et 6 enseignants sont sensibilisés et mobilisés.
- les techniques de lavage des mains ont été transmises
- l’implication de la cible a été effective

Auteur : Ngabu Chumbu Chudha,
Secrétaire en communication

Congo Brazzaville - Sécurité alimentaire dans le District de Hinda (Kouilou)
05.05.2015
photoNews Le Projet Intégré de Hinda (PIH), initié par la société pétrolière ENI Congo, comprend 4 composantes qui sont : (i) Santé, (ii) Eau/Environnement, (iii) Education et (iv) Agriculture. Dans le cadre du PIH il a été prévu une activité transversale qui est l’animation sociale. Fort de son expérience en ingénierie sociale, Médecins d’Afrique Congo a été sélectionné par ENI Congo pour mettre en oeuvre l’animation sociale dans le cadre de la composante Agricole. Cette composante est sensée contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire dans le district de Hinda (le taux de malnutrition chronique dans le département du Kouilou est de 10,3%) ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la rentabilité de la production agricole.

L’Approche Champs Ecoles Paysans a été retenue comme principe de renforcement des capacités des porteurs et promoteurs de projets agricoles et des acteurs institutionnels du système national de vulgarisation des techniques agricoles. Les techniques des CEP sont enseignées dans les champs de démonstration par les vulgarisateurs, afin de permettre aux paysans organisés en comité de gestion de comparer les techniques innovantes avec les pratiques paysannes. Cette comparaison est sensée faciliter une meilleure appropriation des techniques innovantes auprès des paysans. La démarche des champs écoles paysans recommande la mise en place des relais locaux (animateurs et facilitateurs) au niveau de chaque champ école paysan pour accompagner les CEPs dans ce processus.

Résultats :
- 2 ateliers de formation des facilitateurs ruraux ont été organisés ;
- 14 champs écoles paysans ont été mis en place : 4 pour le maïs, 8 pour le manioc, 2 pour le maraîchage
- 4 poulaillers écoles et 2 bergeries écoles ont été mis en place

La technique Champs écoles paysans est une innovation au niveau du Congo. Pour qu’elle fonctionne, l’implication communautaire est nécessaire. On ne peut impliquer dans une approche pérenne que des bénéficiaires actifs. Le projet a donc veillé en 2014 à s’appuyer sur les bénéficiaires les plus motivés et cette stratégie sera poursuivie en 2015.

RCA - L’UNION AFRICAINE S’ENGAGE POUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ONG CENTRAFRICAINES
19.04.2015
photoNews L’Union Africaine veut apporter sa contribution au relèvement de la République Centrafricaine et cela passe entre autres par une mobilisation de la société civile et donc en premier lieu par les ONG. Dans le cadre du projet de prise en charge des victimes des violences sexuelles qu’elle a lancé en RCA, Médecins d’Afrique, chargé de la mise en œuvre du projet avait déjà organisé le 28 janvier 2015 une première rencontre au siège de l’UA à Bangui pour échanger avec une trentaine de responsables d’ONG. Cette rencontre très fructueuse a été l’occasion de connaître les ONG nationales et de discuter des grandes orientations dans le renforcement des capacités. Il avait donc été décidé de réaliser un audit institutionnel de ces ONG via une matrice de collecte de données avec la pleine participation des ONG elles-mêmes. Après avoir constitué une base de données des associations, l’atelier de l’audit institutionnel des ONG centrafricaines de santé et connexe (Nutrition / Alimentation / Sécurité alimentaire, Survie et Protection, Eau / Hygiène / Assainissement, Education et développement) a été réalisé le lundi 6 avril 2015 de 9 h à 13 h dans la grande salle de réunion du Stade 20 000 places à Bangui.

Les 200 ONG locales invitées ont toutes répondu présentes à l’appel de Médecins d’Afrique. Pour ne pas multiplier les participants, seuls les présidents d’association étaient invités, pour leur connaissance de leur association et de ses missions. Après avoir présenté les résultats de la première concertation et les enjeux de l’audit institutionnel, les documents à remplir pour l’audit ont été distribués et toutes les questions ont été expliquées aux participants pour une meilleure collecte de données. Outre la fiche d’identification des ONG (fiche contact), l’audit a porté sur les documents administratifs, la bonne gouvernance et la vie associative, le fonctionnement et les moyens de l’association, les aspects financiers, les actions phares pour les trois dernières années, la formation des membres, la communication, le partenariat, les aspects logistiques, les thématiques d’intervention pour 2014 et 2015 et les besoins en renforcement des capacités. Cet audit permettra entre autres de disposer d’une photographie des ONG nationales, de connaître leurs points forts et leurs points faibles et de dégager les besoins en renforcement des capacités. Il servira aussi d’outil de plaidoyer pour les ONG centrafricaines auprès des autorités politico-administratives, des agences des Nations-Unies et des autres partenaires du développement.

Lors de cette rencontre, un échange a eu lieu sur les modes de collaboration et les différentes manières de conduire le renforcement des capacités. Plusieurs rencontres ultérieures sont prévues pour s’orienter vers la rédaction d’une stratégie pour le renforcement des capacités et la mobilisation conjointe de ressources. Afin de les préparer, un comité consultatif a été constitué, avec des représentants de MDA et des ONG volontaires. Une conférence de restitution sera organisée courant Juin pour présenter à toutes les parties prenantes ce rapport. Les ONG présentes ont plaidé d’élargir l’audit aux associations en-dehors de Bangui tout en félicitant l’Union Africaine et Médecins d’Afrique pour cette initiative en phase avec les besoins spécifiques des ONG locales surtout dans le renforcement des capacités afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle comme acteurs nationaux du développement du pays. Les ONG centrafricaines en jouant le jeu de l’audit institutionnel, organisationnel et fonctionnel veulent relever le défi de l’implication de la société civile dans le relèvement du pays. Elles espèrent toutes que leur appel sera entendu par les décideurs politiques et institutionnels.

République Centrafricaine - Atelier de renforcement des capacités des acteurs associatifs locaux, relais communautaires et leaders d’opinion de lutte contre les violences sexuelles
28.01.2015
photoNews Dans le cadre du projet d’appui de l’Union Africaine à la prévention et à la réponse aux violences sexuelles en République Centrafricaine dans les zones de Bangui, Paoua et Kaga Bandoro, Médecins d’Afrique vient d’organiser un atelier de renforcement des capacités des ONG nationales engagées dans les projets de santé mentale, sensibilisation et prévention des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG). Ce projet financé par l’Union Africaine a eu les appuis de l’UNFPA et du Ministère de la santé qui a été associé dans la formation depuis la préparation (réunions pédagogiques) jusqu’à l’animation conjointe de l’atelier. Cette formation de deux jours, organisée du 25 au 26 janvier 2015 dans la salle de réunion du stade 20 000 places, était principalement dédiée aux ONG nationales en raison de leurs besoins spécifiques.

La formation était initialement prévue pour 65 personnes, ce sont finalement 85 relais communautaires qui ont été formés sur les fondamentaux : bases sur les VS et la santé mentale, Sensibilisation, Prévention et Communication pour le changement de comportement. Plus spécifiquement, cette formation a été déclinée en 4 modules : Spécificités du projet et comment présenter Médecins d’Afrique, les missions des relais communautaires, les notions de bases en santé mentale et violences sexuelles (Stress, Traumatisme, Violences Sexuelles, Santé mentale et maladie mentale, Santé mentale et violences sexuelles, Ressources culturelles et VS, Prévention sur les VS) et enfin un dernier module sur les techniques de communication sociale pour le changement de comportement, le reporting et le circuit de prise en charge des victimes.

Ces relais communautaires formés venaient de trois horizons : ceux désignés par les hôpitaux et centres de santé où le projet est implémenté, ceux des ONG locales (représentant 60% des relais formés) et les membres centrafricains de Médecins d’Afrique. Un livret de formation a été mis à la disposition des participants. Ils seront déployés dans tous les arrondissements de Bangui l’accompagnement des psychologues d’expérience qui assureront la supervision formative.

Les besoins en formation étant une demande récurrente lors de nombreux échanges avec les ONG locales, une réunion de concertation sur le renforcement des capacités des ONG locales est prévue au siège de l’Union Africaine à Bangui avec les responsables d’associations pour mieux saisir leurs attentes et dessiner les contours techniques et méthodologiques de ce besoin légitime de renforcement des capacités.

Bientôt une nouvelle Représentation de Médecins d’Afrique !
29.12.2014
Claver, Cathy, Eureka, Feliciano
photoNews Médecins d’Afrique est en cours de déclaration en Angola, sous l’impulsion de son point focal dans le pays, M. Feliciano Mbuende Ndoluvualu.

Après avoir traduit en portugais tous les documents nécessaires pour la déclaration, l’équipe angolaise (dont le noyau dur est présenté sur la photo) a passé le relais à l’équipe congolaise, pour déposer le dossier auprès de l’Ambassade d’Angola au Congo Brazzaville. M. Kend Badinga a été chargé par le Représentant Congo de MDA, Dr Davy Louvouezo, du suivi du dossier et nous espérons avoir rapidement des nouvelles !


RD Congo - Evaluation Rapide sur la prise en charge médicale des populations déplacées et hôtes dans la zone de santé de Ruzizi, Province du Sud Kivu
16.11.2014
photoNews L’Est de la RDC a connu ces dernières décennies des crises diverses qui en ont fait, une priorité humanitaire. Le territoire d’Uvira dans le Sud Kivu connaît des mouvements internes des populations conséquence des affrontements armés entre les FARDC et les différentes factions rebelles. Depuis le 07 Juin 2014, la Zone de Santé de Ruzizi dans le territoire d’Uvira a enregistré un nombre important de déplacés (5448 personnes) suite aux attaques de mouvement rebelle Rwando-Burundais au niveau de la plaine de Ruzizi spécifiquement au village Mutarule. D’autres villages ont également été touchés comme Luberizi et Rwenena Kibirizi. En plus de ces personnes déplacées, la zone de santé de RUZIZI compte un total de 157.440 populations locales.

Afin d’avoir de plus amples informations sur cette population en déplacement, une recommandation était faite à MDA à travers le Cluster Santé, de réaliser faire une évaluation rapide de la situation du 17 au 19 Octobre 2014.

Plusieurs acteurs humanitaires sont déjà présents dans la région : MDA, MSF-H accompagnent la Zone de Santé dans la surveillance épidémiologique, PROSANI, PASS Sud Kivu, ADRA et OXFAM. Cela facilitera les choses pour les interventions à mener. En effet, les besoins observés sont conséquents :
- Besoin de prise en charge médicale des déplacés de Mutarule
- Manque d’approvisionnement en médicaments de prise en charge des déplacés;
- Déstabilisation du système de recouvrement des coûts dans la structure de prise en charge;
- Stigmatisation de la population hôte du fait que ils logent les déplacés mais ils paient la totalité des soins.
- Gaps dans d’autres secteurs (eau, hygiène et assainissements, éducation)

Les résultats précis de cette évaluation ont été partagés avec le cluster santé Sud Kivu et le reste de la communauté humanitaire, afin de définir les priorités d’action et d’engager les moyens d’intervention.

Réunion des membres de MDA Burundi : petit compte-rendu
02.11.2014
photoNews En date du 1/11/2104, une Réunion des Membres et Sympathisants de MDA Burundi s’est tenue à Bujumbura. Elle a rassemblé 13 personnes et a été présidée par Dr Innocent NIYONGERE,Chargé de Mission de MDA au Burundi. Les points à l’ordre du jour étaient l’état d’avancement du processus d’Agrément de MDA Burundi et l’accueil des nouveaux Membres.

Les participants ont été informés sur les actions déjà menées par l’équipe locale et internationale de MDA en vue de la réussite de ce processus d’Agrément. Nous avons eu le plaisir d’accueillir 5 nouveaux membres qui ont complété leurs dossiers pour intégrer officiellement l’ONG Médecins d’Afrique. Bienvenue à eux et bonne continuation à toute l’équipe.

RD Congo - Journée de mobilisation et de plaidoyer dans la commune de Kisenso pour le renforcement des systèmes de santé
02.11.2014
photoNews La commune de Kisenso, dans la ville de Kinshasa en République Démocratique du CONGO, est délimitée à l’Ouest par la rivière Matete, à l’Est par la rivière Ndjili et au sud par la rivière Kwambila. Elle compte environ 386 000 habitants sur une superficie de 16,6 km2 . Dans le souci d’apporter son aide à la population de Kisenso dans le renforcement de système de santé, Médecins d’Afrique a mené une évaluation de la couverture médicale dans la zone de santé de Kisenso. Les résultats de cette évaluation ont montré que plus ou moins 10 structures de santé sont fiables.

Déjà plusieurs mois que Médecins d’Afrique, l’Ambassade de France et l’Ambassade de Japon en RDC sont en pourparlers pour la mise en œuvre de projet de renforcement de système de santé, dans la construction d’un Centre Médical chirurgical et d’une unité mère/enfant. MDA, dans sa politique d’accompagnement, accorde une grande importance à l’approche communautaire, voilà pourquoi une première réunion de plaidoyer a été initiée et organisée ce lundi 27 octobre 2014 dans la salle polyvalente de la maison communale de Kisenso. L’autorité locale a été représentée par le Bourgmestre adjoint M. Zéphyrin KINDEKE et les leaders d’opinion ont représenté la communauté via les différentes associations locales : notables, mutuelle de santé MUSAKI, jeunes sportifs, des conseillers CCD, chef de groupement, prévoyance sociale, chef de cellules etc.

Les thèmes abordés étaient :
- La présentation de l’ONG Médecins d’Afrique et sa vision
- La présentation mutuelle entre les autorités locales et le nouveau Représentant de MDA en RDC Dr Jean Claude AKONO d’origine camerounaise.
- L’appropriation desdits projets par la population de Kisenso en tant que bénéficiaire directe.

Dans un avenir proche, une seconde réunion de plaidoyer sera organisée pour échanger avec les acteurs médicaux. L’objectif poursuivi par MDA est d’impliquer toutes les couches sociales dans l’appropriation des projets, dans la mobilisation des fonds et dans la pérennité des actions posées.

NGABU CHUMBU CHUDHA Secrétaire en communication de MDA/RDC

RD Congo - Célébration de la Journée Mondiale du lavage des mains à Bukama (Katanga)
20.10.2014
photoNews Chaque année, le 15 octobre marque la Journée mondiale du lavage des mains qui a pour but de sensibiliser les populations à l’importance du lavage des mains au savon comme moyen de prévention efficace et abordable des maladies.

Depuis son lancement en 2008 – déclarée Année internationale de l’assainissement par l’Assemblée générale des Nations Unies – la Journée mondiale du lavage des mains prolonge et renforce la campagne en faveur de l’amélioration des pratiques d’hygiène partout dans le monde, afin d’encourager des millions de personnes à se savonner les mains pour faire reculer des maladies comme le choléra, la fièvre typhoïde et autres maladies des mains salles.

La zone de santé de Bukama, District de Haut Lomami est parmi les zones de santé sanctuaire les plus touchées par l’épidémie de choléra. En effet, en 2013 la zone de santé de BUKAMA a été parmi les zones de santé les plus touchées avec 276 cas et 13 décès et cette année (2014), jusqu’à la 16ème semaine épidémiologique, 394 cas et 7 décès ont déjà été dénombrés, soit une augmentation de 42,7%.

Les enfants sont les premières victimes avec plus de 3,5 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans chaque année dus à des maladies liées à la diarrhée. C’est donc sur eux que doivent être dirigées les plus grande campagnes de changement de comportement afin d’en faire demain une société d’hommes et de femmes respectant les règles d’hygiène minimum pour lutter contre les maladies de mains sales.

A l’occasion de cette journée qui a comme thème « Mains propre, Zéro microbes », Médecins d’Afrique a organisé à Bukama, en partenariat avec la Sous Division Provinciale de l’Education, une cérémonie de sensibilisation sur le lavage correcte des mains avec la participation de 15 écoles de la place. Des scénettes portant sur différents aspects du lavage des mains ont été exécutées par les élèves de quelques-unes des écoles participantes. Les sous- thèmes suivants ont été abordés : · L’importance du lavage des mains
· Les cinq moments du lavage des mains
· Le danger de la non -observance des règles d’hygiène élémentaires

Une démonstration de l’opération de lavage des mains a été exécutée par Médecins d’Afrique, suivie d’un lavage des mains symbolique de l’autorité territoriale et quelques invités présents à la cérémonie. Enfin, une distribution symbolique d’une barre de savon et d’un dépliant contenant des messages de sensibilisation sur le choléra a clôturé cette cérémonie. Au total 100 barres de savons, 555 dépliants et 5 seaux avec robinet ont été remis à la sous division provinciale de l’éducation par Médecins d’Afrique pour encourager les écoles à adopter et pérenniser ce geste qui sauve des vies.

RD Congo - Briefing de pairs éducateurs pour la prévention du VIH/SIDA au Nord-Kivu
25.08.2014
photoNews Une enquête préalable a permis de comprendre que la cité de Kipese dans le Nord Kivu était très peu armée en matière de lutte contre le VIH. Une simple campagne de sensibilisation surajoutée d’un carnaval motorisé et plus n’aurait pas suffi à combler les lacunes profondes qu’éprouve la contrée sur la lutte contre le VIH. Ainsi Médecins d’Afrique a résolu d’intégrer cette lutte dans, par et pour la communauté.

Ainsi était-il important d’asseoir les bases importantes au sein de la population pour pérenniser la mobilisation de la communauté contre le sida. Une formation est nécessaire à cet effet pour que la lutte ne se conjugue pas seulement à une campagne, encore faudrait-il responsabiliser cette cité à poursuivre l’action avec la mise en place des comités de lutte. C’est ainsi qu’a eu lieu le briefing des relais communautaires, des pairs éducateurs et des membres des comités locaux de lutte contre le SIDA en matière du VIH/SIDA/IST à Kipese dans le cadre de la campagne de sensibilisation et de prévention du VIH/SIDA.

Le but étant de fournir aux relais communautaires, pairs éducateurs, membres des comités locaux et leaders communautaires les notions nécessaires pour qu’ils contribuent efficacement aux mesures de sensibilisation de masse, de proximité et à la canalisation des efforts de tous dans la prévention du VIH/SIDA.

Le condensé des modules mis à la disposition des participants est tiré du module de formation des Pairs Educateurs en matière du VIH/Sida et des IST du Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS). Il a été subdivisé en deux parties essentielles pour la formation à savoir : Notions de base du VIH/Sida, considérations sur le VIH/SIDA/IST et les notions sur les stratégies /techniques de communication en appui à la campagne de sensibilisation organisée par les Médecins d’Afrique grâce à un financement du Fonds pour la Consolidation de la Paix de la Coopération allemande pour lutter contre le VIH/SIDA dans les provinces de Bandundu, Maniema, Nord et Sud Kivu en RD Congo.

Le briefing a tenu compte de la situation pendant la campagne de sensibilisation et la période post campagne dans le souci de s’investir dans la pérennisation de l’activité.

Burundi : Médecins d’Afrique en cours de déclaration
27.07.2014
photoNews Les membres de Médecins d’Afrique Burundi se sont engagés dans le processus de déclaration de l’ONG dans leur pays, afin de disposer d’une base administrative pour lancer des projets de santé.

Le Conseil d’Administration de Médecins d’Afrique les remercie de leurs efforts !

Le Chargé de mission de MDA au Burundi, que vous pouvez contacter si vous souhaitez rejoindre l’équipe, est le Dr Niyongere. Mail : iniyongere@yahoo.fr

Congo Brazzaville - L’enquête de base pour l’évaluation du financement basé sur les performances au suit son cours
19.07.2014
photoNews L’enquête PBF menée par Médecins d’Afrique en partenariat avec le PDSS 2 et la Banque Mondiale a démarré le jeudi 26 juin 2014 au niveau des départements du Niari, du Pool et des Plateaux, qui sont les trois à avoir déjà commencé à expérimenter le financement basé sur les performances. Les enquêteurs sont à pied d’œuvre pour dénombrer les ménages et réaliser les interviews auprès des ménages et des structures de santé.

Une équipe de supervision constituée de Dr Louvouezo (Superviseur de terrain), Dr Banzouzi (Chef de projet) et Siffrein Kouetolo (Data manager) fait durant le mois de Juillet le tour des groupes d’enquêteurs pour entretenir leur motivation et l’efficacité de leur travail. La semaine dernière, la supervision s’est déroulée dans les Plateaux. Cette semaine, elle est dans le Niari. Le niveau de performance des équipes de terrain est évaluée à près de 100 %. A partir du 1er Août, l’enquête PBF commencera dans les villes de Pointe-Noire et Brazzaville.

Réunion des membres et sympathisants de MDA au Cameroun
16.07.2014
photoNews Dr Akono Emane, Médecin de Santé Publique, a été nommé Chargé de Mission Cameroun par le Conseil d’Administration de Médecins d’Afrique.

Entre autres missions, il engage toutes les démarches nécessaires à la déclaration de l’ONG dans le pays, en lien étroit avec le Conseil d’Administration. La première étape est de rassembler les membres et sympathisants de Médecins d’Afrique dans le pays.

C’est ainsi qu’une première réunion d’information des membres et sympathisants de MDA s’est tenue le 10 Juillet 2014 à Yaoundé, au Cameroun.

Congo Brazzaville - un nouveau Centre de Santé de Médecins d’Afrique inauguré à Pointe-Noire le 1er Juillet 2014
11.07.2014
photoNews Dans le cadre du projet « Promotion à base communautaire des soins de santé primaires » mis en oeuvre dans les départements de Pointe Noire et de Brazzaville, un centre de santé communautaire a été construit à Pointe Noire et doté en matériel et équipements.

La réception provisoire de ce CSCOM a eu lieu le 10 juin 2014. L’inauguration des bâtiments abritant ce centre s’est déroulée officiellement le 1er juillet 2014 à Pointe Noire par le maire de l’Arrondissement 1 Lumumba, en présence du Chef de la Circonscription Socio-Sanitaire Lumumba, l’Assistante technique du projet à la Délégation de l’Union européenne en République du Congo, des Délégués du Système des Nations Unies, de la Société Eni Congo, des Chefs de 2 quartiers (103 et 104), des membres des organisations à Base Communautaire (OBC) et des populations des quartiers.

Les chefs de deux quartiers (103 et 1049) constituant KM4 ont procédé en premier à une cérémonie traditionnelle Vili, car les Vili représentent la majorité des natifs de Pointe Noire. Au cours de cette cérémonie, les deux présidents ont offert aux ancêtres le vin rouge, le vin de palme et la cola en les invitant à agir en faveur du centre de santé communautaire (CSCOM) et en veillant sur les patients qui vont le fréquenter. Ensuite, une série de discours ont été prononcés tour à tour par Dr Alain BIKINDOU, Coordonnateur des programmes à Médecins d’Afrique Congo, Fanny DERRIEN, assistante technique du projet à la Délégation de l’Union Européenne en République du Congo. L’architecte chargé des études et des travaux a ensuite présenté l’ouvrage.

Pour Médecins d’Afrique, cette cérémonie est une étape dans le cheminement de développement communautaire de ce quartier amorcé depuis 2009. Dr BIKINDOU a remercié la Délégation de l’Union européenne au Congo pour avoir voulu accepter de financer ce projet et a invité les populations à utiliser les services de ce centre. Pour la Délégation de l’Union européenne (DUE) ce financement est le résultat de l’engagement pris par cette institution de faire de la santé (avec ses sous-composantes : eau potable, hygiène…) un secteur prioritaire de financement. C’est ainsi que la DUE a accordé une enveloppe de 500 000 € à ce projet qui se déroule dans deux (2) quartier différents, à KM4 dans le Département de Pointe et à Mikalou-Madzouna dans le Département de Brazzaville. Enfin l’oratrice a invité les agents et la population a en faire bon usage et le rendre pérenne. Au cours de la visite du centre, le maire de l’arrondissement et son équipe ont été tout joyeux de la naissance au centre d’un enfant de sexe masculin.

L’événement a été couvert par deux chaînes de télévision de la ville et devant leurs caméras, la population bénéficiaire a exprimé sa joie et sa reconnaissance à l’endroit de Médecins d’Afrique et de l’Union européenne. Il sied de rappeler que le quartier KM4 est le plus ancien quartier de Pointe Noire, jadis quartier des cheminots, mais ne comptait aucune structure de santé communautaire avant l’arrivée de Médecins d’Afrique dans ce quartier. Celui-ci y avait d’abord implanté un centre dans un site privé, à la demande des autorités sanitaires de l’arrondissement, avant de construire ce nouveau centre car l’ancien site avait été récupéré par son propriétaire.

Pointe Noire, le 3 juillet 2014,
Mathurin Dominique YANGOU

RD Congo - Des scénettes pour la prévention du VIH/SIDA
17.04.2014
photoNews Médecins d’Afrique RD Congo (MDA – RD Congo) met en œuvre avec l’appui financier du Fonds de Consolidation de la Paix (FCP) un projet de sensibilisation et de prévention VIH/SIDA du dans les provinces de Bandundu, Maniema, Nord et Sud Kivu.

La stratégie de mise en œuvre est axée sur des sensibilisations de proximité et de masse au sein des bénéficiaires directs et indirects. Plusieurs activités seront organisées, entre autre des scénettes avec des thèmes autour du VIH/SIDA. Le groupe théâtral « MA SANTE a été identifié pour la production de ces microfilms.

Une équipe de Médecins d’Afrique composée de Dr Francine AMETONOU, Représentante, Dr Guillian MAKHANA, Administrateur VIH et Protection, Dr Daniel BISSOMBOLO, Expert VIH et Dr Mia LUBAMBA, Expert Adjoint s’est rendue le 10 avril 2014 sur le lieu du tournage à Kinkole pour suivre la réalisation des scénettes. Thèmes : la définition du VIH/SIDA, l’utilisation des préservatifs, la fidélité, la stigmatisation, la prévention et les modes de transmissions du VIH/SIDA.

Journée de la Femme 2104 au Congo Brazzaville
01.04.2014
photoNews Célébrée le 8 Mars de chaque année, la Journée internationale de la femme 2014, placée sous le thème « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous », a donné lieu à diverses manifestations et activités en République du Congo. L’équipe de Médecins d’Afrique à Brazzaville n’a pas dérogé à la tradition et s’est retrouvée au siège de l’ONG, à Bacongo, pour une conférence/débat sur le thème des violences à l’égard des femmes et des moyens d’y faire face, notamment par la communication pour le changement des comportements et l’ingénierie sociale.

RD Congo / Katanga – Santé et hygiène en milieu carcéral à l’occasion du 8 Mars 2014
01.04.2014
photoNews Chaque année, le 08 mars est commémoré dans le monde comme la journée de lutte des femmes pour leurs droits et ce, quelles que soient leurs origines, leurs nationalités ou leurs catégories socioprofessionnelles. Cette année, afin de témoigner de sa solidarité avec les femmes détenues, MDA s’est s’associée à l’Unité pénitentiaire de la Monusco pour l’organisation d’un évènement à la prison de Kasapa à Lubumbashi autour du thème : « SANTE ET HYGIENE EN MILIEU CARCERAL ».

En effet, l’insalubrité, les précarités alimentaire et sanitaire, les violences, etc. sont des réalités qui de par la surpopulation à la prison de Kasapa (+168%) et le peu de moyens dont dispose l’administration pénitentiaire rendent rudes les conditions de vie des personnes incarcérées en général et des femmes en particulier qui représentent près de 4% des détenus. MDA, de par son engagement pour la promotion des soins de santé et pour l’assistance médicale et nutritionnelle aux populations vulnérables a contribué à la célébration de cette journée par une séance de sensibilisation sur la tuberculose et le choléra. 13 volontaires sont intervenus ainsi à la prison de la Kasapa de Lubumbashi et ont pu rencontrer une centaine de femmes détenues pour partager un moment d’animations et de sensibilisation sur la santé.

L’équipe MDA Katanga remercie ses partenaires dans cette action (MONUSCO, UNICEF) et espère que de telles initiatives bien utiles aux femmes détenues pourront se renouveler à l’avenir.

Gabon – Réunion de validation du plan d’action 2014 de MDA
05.02.2014
photoNews Médecins d’Afrique Gabon a tenu le 4 janvier 2014 de 19h à 21h30 à la maison Libermann de Libreville la réunion de validation de son plan d’action 2014. Animée par le Représentant, Dr Alain Mbongo, cette réunion qui a mobilisé tous le bureau ainsi que quelques membres a été l’occasion de discuter des points saillants des activités de l’organisation de Médecins d’Afrique au Gabon pour l’année 2014. Un moment très enrichissant de fixation des objectifs sur différentes thématiques comme : la vie associative, les projets, l’institutionnalisation, le positionnement stratégique dans le réseau des acteurs de la société civile. En tant qu’ONG internationale, plusieurs défis s’imposent à l’ONG : la mobilisations des ressources, la formation des membres, l’activation des nouvelles procédures de gestion des représentations, l’identification des partenaires stratégiques etc. Toute l’équipe est décidée de faire de 2014, l’année de consolidation de Médecins d’Afrique Gabon afin qu’il joue pleinement son rôle d’agence d’appui au développement socio-sanitaire dans le respect du PNDS. Cette réunion s’est déroulée en présence du Dr Jean Théophile Banzouzi, coordonnateur Europe de MDA qui était de passage à Libreville pour la préparation de la cloture du projet de renforcement des capacités des ONG/OBC/Réseaux de lutte contre le sida, lancé en 2012 par le Ministère de la santé avec le financement de l’AFD.

Congo / France - Une nouvelle équipe du BTSA GEMEAU de Tecomah part au Congo !
19.12.2013
photoNews Dans la continuité des projets de Voungouta et de Mbanza Nkolo, l’association RES’eau participe aujourd’hui à un nouveau projet de Médecins d’Afrique, le projet Moutembessa 2014, au Congo Brazzaville. L’équipe est formée de quatre étudiants en deuxième année de BTSA Gestion et maîtrise de l’eau à Tecomah (Jouy-en-Josas) : Jessica Gauer, Adrien Ferrand, Charles Saddi et Julie Brothier.

Moutembessa est un village d’environ 300 habitants situé à 135 km de Brazzaville, capitale du pays. Il dispose d’une source sommairement aménagée à 700m de son centre. Encadrée par notre partenaire Médecin d’Afrique, l’équipe partira en mission du 3 au 23 Février 2014 afin de réaliser l’étude de faisabilité de l’aménagement de la source (topographie des alentours, analyse de la qualité de l’eau, schéma d’aménagement…) pour proposer une solution qui répondra au mieux aux besoins de la population locale. A terme, le but est de construire un réseau d’adduction d’eau gravitaire et une borne fontaine qui fournira directement le village en eau potable.

Source : http://solidarite.eau.free.fr/moutembessa.html

Gabon - 6ème Journée de concertation avec les ONG gabonaises de lutte contre le VIH engagées dans le processus de renforcement de capacités – 24 octobre 2013
25.11.2013
photoNews Le projet du Ministère de la santé d’appui à la société civile, financé par l’AFD et monitoré par Médecins d’Afrique est entré dans sa phase finale. C’est donc maintenant l’heure des bilans et de la rédaction des rapports finaux. Après l’audit de Dr Davy LOUVOUEZO (Suivi/évaluation) et de M. Michael MBEMBA (Expertise en finance), ce fut le tour du Dr Jean Théophile BANZOUZI , Chef de Mission de retrouver les responsables des ONG et leurs équipes de gestion des sous-projets afin de donner le dernier recadrage, les échéances dans la finalisation des activités et des rapports et surtout de donner les recommandations sur les livrables attendus. Une matrice du rapport final a été donnée et explicitée afin de faciliter les choses, pour que tous les rapports respectent le même format ce qui est fort utile pour la capitalisation de l’expérience. Parallèlement l’équipe locale du projet pour Médecins d’Afrique a été déployée afin que l’ensemble de la production (rapports, outils de gestion de projets, archivage et éléments de capitalisation ainsi que les leçons tirées de cette expérience) soient au RDV. Les activités ont été clôturées le 15 octobre et tous les rapports fournis le 25 novembre. Il s’agit d’une étape importante pour finaliser ce projet avant l’expiration des avenants. Médecins d’Afrique a d’ailleurs pu signer un deuxième avenant qui lui permettra de conclure le projet en mobilisant aussi bien toute l’équipe (locale et internationale) lors de la conférence de restitution où toutes les parties prenantes seront confiées (Ministère, AFD, Ambassade de France, les Agences des Nations-Unies, DGPS, PLIST, les ONG et quelques leaders d’opinions. La phase audit interne de MDA pour le projet et la capitalisation interviendra après cette grande conférence où toutes les ONG ainsi que Médecins d’Afrique présenteront les résultats du long processus (plus d’un an) de renforcement des capacités.

Congo Brazzaville - Lutte contre le VIH/SIDA et les IST dans la Likouala
11.11.2013
photoNews Le Département de la Likouala au Congo, frontalier de la République Centrafricaine et de la RD Congo, accueille de nombreux réfugiés. Certains repartent, mais de nouveaux arrivent avec chaque conflit dans les pays voisins. La désintégration de la vie communautaire et familiale des réfugiés, générée par les déchirements inter-ethniques et politiques, s’est traduite, entre autres, par un relâchement des normes sociales régissant le comportement sexuel. Des personnes ont été contraintes de subir des relations sexuelles en échange de produits de base essentiels (abri, sécurité, aliments et argent). Cette situation a accru considérablement les risques de contracter des infections sexuellement transmissibles et la transmission du VIH. Ceci pose un réel problème de santé publique, qui impose de mettre en place une bonne stratégie de prévention et la prise en charge, impliquant les communautés locales et les communautés de réfugiés.

Objectifs de l’intervention : Promouvoir les comportements sexuels à moindre risque en vue de lutter contre la propagation de l’infection à VIH/sida et les autres infections sexuellement transmissibles ; rendre disponible l’accès à l’information et aux préservatifs aux communautés réfugiées des zones d’intervention de Médecins d’Afrique dans le Département de la Likouala

Résultats : La distribution de plus de 220 000 préservatifs mis à disposition de MDA par le HCR, le FNUAP et le SEP/CNLS dans le Département de la Likouala a visé les populations locales et les communautés de réfugiés des différentes zones d’intervention de Médecins d’Afrique, à savoir Bétou, Impfondo et Loukoléla. Médecins d’Afrique a varié les cadres et opportunités d’organiser des sensibilisations VIH/SIDA et IST accompagnées de distributions de préservatifs, afin de toucher un publis vaste et couvrant toutes les tranches de la population en âge de procréer. Ainsi, à Loukoléla, des préservatifs ont été distribués : - au Centre de Santé, lors du dépistage volontaire VIH, du suivi des femmes enceintes dans le cadre de l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant. Chaque distribution a été précédée d’une éducation sur le VIH/SIDA et les IST et d’une démonstration du port de préservatif. Des séances d’éducation de masse ont été aussi organisées au profit de tous les usagers du centre, à l’issue desquelles des préservatifs ont été distribués. - au cours de journées thématiques sur la santé de la reproduction organisées à l’endroit des adolescents. A l’issue de ces journées, lors desquelles ont été abordées aussi les questions de VIH/sida et IST, des préservatifs ont été distribués ont participants. - pendant les convois groupés que les convois individuels organisés pour le retour volontaire des réfugiés congolais. Chaque distribution a été accompagnée de séances d’éducation sur le VIH/sida et IST. - lors des cliniques mobiles, des séances d’éducation de masse sur le VIH/sida et IST, assorties de distribution de préservatifs, ont été organisées dans les sites dépourvus de postes de santé. Des lots de préservatifs ont été mis à la disposition de services de Police, de la Gendarmerie, de la Surveillance de territoire et de la Marine de Loukoléla sur demande de leurs chefs. La dotation a été accompagnée d’une séance d’éducation tant les modes de préventions des IST que sur le port du préservatif.

Conclusion : les équipes de Médecins d’Afrique dans la Likouala sont constaté que ces séances de sensibilisation accompagnées de distributions de préservatifs ont été très bien accueillies par la population. Elles font partie du processus de prévention du VIH et des IST, mais ne devront pas se relâcher pour être efficaces.

RD Congo - Journée Mondiale du Lavage des Mains : équipe MDA Lubumbashi
22.10.2013
photoNews Chaque année, le 15 octobre marque la Journée mondiale du lavage des mains qui a pour but de sensibiliser les populations à l’importance du lavage des mains au savon comme moyen de prévention efficace et abordable des maladies.

Depuis son lancement en 2008 – déclarée Année internationale de l’assainissement par l’Assemblée générale des Nations Unies – la Journée mondiale du lavage des mains prolonge et renforce la campagne en faveur de l’amélioration des pratiques d’hygiène partout dans le monde, afin d’encourager des millions de personnes à se savonner les mains pour faire reculer des maladies meurtrières, comme la diarrhée et les infections respiratoires aigües. La vision qui sous-tend la Journée mondiale du lavage des mains s’appuie sur une culture locale et mondiale de lavage des mains au savon. Bien que les gens du monde entier se lavent les mains à l’eau, très peu d’entre eux utilisent du savon aux moments critiques (par exemple, après avoir utilisé les toilettes, nettoyé un enfant et avant de toucher à la nourriture). Les enfants sont les premières victimes avec plus de 3,5 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans chaque année dus à des maladies liées à la diarrhée et à la pneumonie.

Pourtant, le simple fait de se laver les mains au savon peut réduire de près de 50 % l’incidence des taux de diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans, et de près de 25 % les infections respiratoires. Se laver correctement les mains au savon peut réduire la morbidité diarrhéique de 44% ainsi que la transmission de maladies respiratoires et les infections de la peau et des yeux.

A l’occasion de cette journée qui avait comme thème national « le pouvoir est entre vos mains », Médecins d’Afrique Lubumbashi s’est proposé d’organiser des séances de sensibilisation et de démonstration sur le lavage correct des mains dans quelques écoles des zones de santé de Kampemba et Kamalondo, où l’ONG travaille à la lutte contre le choléra, qui fait partie des maladies dites « des mains sales ».

Les sensibilisations se sont déroulées en 3 étapes:

- Partie explicative : pourquoi se laver les mains avec du savon, quand et comment se laver les mains, tout cela de manière ludique.
- Partie pratique : pour montrer l’importance du savon, une démonstration comparative (lavage avec eau seulement & lavage avec savon) a été proposée aux enfants afin de leur prouver de manière concrète l’action du savon contre les germes.
- Assistance : remise de quelques barres de savons aux directeurs des écoles

RD Congo - Appui aux réfugiés centrafricains en Equateur et Province Orientale
13.10.2013
photoNews Un flux soutenu de civils continue depuis la République Centrafricaine, traversant la frontière dans les régions du Nord et du Sud-Ubangui de la province de l’Equateur. Entre Mars et Août 2013, le HCR a pré-enregistré 41 500 personnes de RCA dans les provinces Equatoriale et Orientale13, incluant 1 000 nouveaux arrivants la dernière semaine d’Août. 11 524 personnes ont déjà été relogées dans 4 camps : Mboti (Province Orientale), Mole, Inke et Boyabu (Province Equatoriale). Médecins d’Afrique (MDA) est l’un des partenaires opérationnels du HCR pour la gestion de ces camps, sur les axes santé, accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. MDA travaille en lien avec AIRD, partenaire de construction des latrines et douches.

Un aperçu du travail dans le camp de Boyabu, qui accueille le plus grand nombre de réfugiés

Accès à l’eau potable : Le camp de Boyabu compte à fin septembre 4 641 réfugiés centrafricains, l’approvisionnement en eau est assuré à l’aide de 3 puits, l’eau étant stockée dans 7 citernes chacune de 1m3 et un bladder de 10m3, ensuite traitée au chlore avant la distribution auprès de population. La consommation moyenne de la semaine 40 est évaluée à 46 m3. C’est un début, mais encore insuffisant car il faudrait assurer une disponibilité en eau potable deux fois plus grande. Aussi, les travaux continuent pour l’installation de nouveaux bladders et de puits à pompage manuel.

Analyse de la qualité de l’eau : La qualité de l’eau distribuée est régulièrement analysée et les résultats sont corrects, du point de vue du chlore résiduel et des paramètres microbiologiques.

Accès à l’assainissement : AIRD le partenaire logistique du HCR a construit à fin septembre 228 latrines dont 196 sont déjà fonctionnelles et 171 douches qui couvrent les besoins en assainissement.

Sensibilisation Eau / Hygiène / Assainissement : La sensibilisation de la communauté sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement au niveau de latrines et douches est assurée par des hygiénistes formés par Médecins d’Afrique. L’équipe WASH MDA continue à appuyer les hygiénistes pour une campagne ménage par ménage avec comme thème « Bonne pratique d’hygiène et assainissement de base »

Et dans les autres camps ?

Au camp d’Inke (Equateur) vivent 8 358 réfugiés transférés. L’accès à l’eau se fait par water trucking à partir des sources aménagées, puits avec pompes manuelles et chloration au niveau communautaire. L’eau de la source est pompée avec une motopompe ayant un débit de 30 m3/h dans 1 camion-citerne, traitée au chlore (HTH) et transportée au camp pour une distribution par des bladders. Le camion-citerne fait deux à trois voyages par jour soit 40 000 litres d’eau minimum par jour. L’apport de la semaine du 28 septembre au 04 octobre 2013 est évalué à 484 470 litres le jour à raison de 418 000 litres pour le water trucking et de 66 470 litres fournis par 4 forages.

Au camp de Mole (Equateur) se trouvent 3 635 réfugiés. L’approvisionnement en eau potable au camp se fait actuellement par 5 rampes connectées à 3 bladders de 10 m3 chacun, alimentés par une pompe d’aspiration et de refoulement installée au niveau de la source. La pompe fonctionne à l’aide d’un générateur de 8.5 KW. La chloration se fait au niveau des bladders pendant le remplissage.

A Mboti (Province Orientale) , 33 nouveaux réfugiés sont arrivés, ce qui donne un effectif total de 336 réfugiés relocalisés représentant 158 ménages. Suite aux régulières pluies de ces derniers temps, le volume d’eau dans les puits a augmenté. La disponibilité d’eau est nettement améliorée, avec 21 L/jour/personne. Les travaux de l’aménagement de surface des puits sont achevés, la plateforme pour installer un bladder est terminée. La formation des techniciens MDA et des puisatiers locaux sur la technique de construction des puits modernes et l’analyse de l’eau est en cours. La promotion de l’hygiène et les pratiques d’assainissement restent un souci majeur dans le camp, pour pallier cette difficulté, 12 sensibilisateurs des hygiénistes 12 et 5 chlorateurs, ont été recrutés et vont être formés.

RD Congo - Journée Mondiale de la Contraception 2013 à Kinshasa (RDC)
01.10.2013
photoNews Médecins d’Afrique RDC organise chaque jeudi à Kinshasa, des formations pour ses volontaires dans le cadre de l’un de ses axes de travail CERMA (Centre d’Etudes et de Recherche Médecins d’Afrique). Depuis l’an 2007 chaque 26 septembre le monde célèbre la journée mondiale de la contraception. De ce fait la formation hebdomadaire des volontaires du jeudi 26 septembre 2013 avait été consacrée à la contraception. D’entrée de jeu il y a eu la formation hebdomadaire avec les volontaires mais consacrée à la contraception vu la coïncidence des dates. Ensuite une descente pour distribution des préservatifs dans un camp des handicapés a été effectuée.
1. Ouverture de la cérémonie
Il a été question de ressortir et expliquer clairement l’importance de la journée. Aux participants et leur annoncé le programme.
2. Exposé sur la contraception
Le présentateur a commencé par présenter la situation alarmante de l’heure concernant les grossesses indésirables et les avortements à haut risque d’où l’importance et la nécessité de l’usage des méthodes contraceptives. L’exposé proprement dit a consisté à définir le terme contraception, décrire les méthodes contraceptives disponibles dans le monde tout en insistants sur celle disponible au pays.
3. Débat sur la sexualité responsable
La question qui a ouvert le débat était celle de savoir quelle était la méthode contraceptive que chacun utilisé ? Pour la plupart la réponse était le préservatif.
4. Démonstration du port correct du préservatif
La plupart des participants avaient déclaré qu’ils utilisaient le préservatif comme méthode contraceptive, d’où le choix de celle-ci pour la démonstration.
5. Distribution des préservatifs aux volontaires
Avant de procédé à la descente nous avons d’abord procédé a la distribution des quelques préservatifs aux volontaires et personnel présent.
Le groupe s’est rendu dans un camp des personnes avec handicap physique pour sensibiliser sur la contraception et distribuer des préservatifs en expliquant leur bonne utilisation. Au total 5184 préservatifs ont été distribués à 864 personnes. La distribution a permis de prolonger le débat, car nous avons rencontré quelques réticence parce que certaines personnes pensaient que la distribution de préservatifs risquait d’encourager l’impudicité ou le vagabondage sexuel.

Ile-de-France / Congo - Le projet Cong’Eau est lancé
15.09.2013
photoNews Le 10 Septembre 2013, le Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique est allé à la rencontre des enseignants et d’une classe de 5ème du collège de Guinette à Etampes (Essonne, France). Huit enseignants, toutes disciplines confondues (SVT, français, histoire-géographie, technologie, EPS, physique-chimie, arts plastiques, ainsi que le professeur d’appui du réseau RAR), se sont engagés dans le projet. Il s’agissait de présenter Médecins d’Afrique, le pays et le village d’intervention pour le projet Cong’eau, ce qui a déjà été fait dans ce village et ce sur quoi portera le projet mené au cours de l’année scolaire 2013/2014.

Les objectifs de ce projet sont multiples :
- participer à l’éducation à la solidarité internationale
- ouverture des jeunes à d’autres pays et d’autres cultures
- sensibiliser les jeunes français à la problématique de l’eau ici et là-bas
- mobiliser via différentes actions des fonds pour construire un lavoir dans un village du Congo

Parmi les actions prévues pour informer le public d’Etampes sur ce projet et collecter des fonds, 2 manifestations sportives sont prévues au printemps, la première autour de la journée mondiale de l’eau au mois de Mars et l’autre au mois de Mai. Une soirée sera également organisée avec Gabriel Kinsa, conteur congolais de renom, au mois de Mai.

Appui à la mise en œuvre du Programme National Villages Assainis dans le Katanga
26.07.2013
photoNews Médecins d’Afrique (MDA) en partenariat avec UNICEF et le Bureau Central de la Zone de Santé ainsi que la communauté va mette en oeuvre le projet «Appui de l’ONG Médecins d’Afrique à la mise en oeuvre du programme « Village Assaini » dans les zones de santé de Moba, par l’accompagnement des communautés à l’accomplissement des cinq premiers pas du processus participatif du programme dans le Territoire de Moba en Province du Katanga ».

Dans sa première phase, le projet est initialement de 3 mois de Mai à Juillet 2013 et concerne de 19 villages de la zone de santé de Moba, répartis dans 4 AS : Lumono, Lyapenda, Kipiri et Pepa. Ce projet va contribuer à l’amélioration de l’assainissement pour 15 792 personnes regroupés dans 2 256 ménages, à la promotion des bonnes pratiques d’hygiène et va accompagner ces ménages à évaluer leurs besoins en infrastructures d’eau et d’assainissement de base et mettre en place un Plan d’Action Communautaire, dans la prise en charge des infrastructures et la pérennisation des actions de sensibilisation.

En d’autre termes, une série d’activités sera mise en place sur la promotion de l’hygiène et le renforcement des capacités des communautés pour adopter les comportements hygiéniques (en particulier le lavage de mains avec savon ou cendre), faire l’analyse des besoins communautaires, la mise en place d’un Plan d’Action Communautaire et renforcer la capacité de ces dernières à maintenir les infrastructures sanitaires et hydrauliques ainsi que la promotion de l’hygiène.

Journée Mondiale contre le paludisme à Kinshasa (RDC) : l’équipe de Médecins d’Afrique mobilisée avec l’appui de l’UNICEF
29.04.2013
photoNews Instituée par les États Membres de l’OMS lors de l’Assemblée mondiale de la Santé de 2007, la Journée Mondiale de lutte contre le paludisme est célébrée le 25 Avril de chaque année. Le thème adopté pour 2013 et les années suivantes est « investir dans l’avenir : vaincre le paludisme ». Elle est l’occasion de rappeler que la prévention du paludisme et la lutte contre cette maladie nécessitent un investissement sur la durée et un engagement politique sans cesse renouvelé. C’est aussi un opportunité pour les nouveaux donateurs de rejoindre le partenariat mondial contre le paludisme.

Le paludisme est un fléau qui touche selon les statistiques 2010 de l’OMS environ 200 millions de personnes par an et en tue 660 000. Il fait des ravages surtout parmi les enfants de moins de 5 ans. Pourtant, des solutions de lutte sont disponibles, autant préventives que curatives. Parmi les solutions préventives, l’assainissement des milieux pour détruire les gîtes larvaires et l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides sont des méthodes que les équipes de terrain de Médecins d’Afrique (MDA) défendent auprès des populations congolaises urbaines et rurales. Dans le cadre de la Journée Mondiale contre le paludisme 2013, une équipe de MDA à Kinshasa a mené les 25 et 26 Avril une action de sensibilisation auprès d’une centaine de ménages de la ville et d’un foyer de personnes handicapées physiques, dans les communes de Lingwala et de Gombe. Cette action a bénéficié de l’appui de l’UNICEF qui a remis à MDA pour l’occasion 500 moustiquaires imprégnées à destination des foyers sensibilisés. L’équipe MDA était composée de 23 volontaires, tous auparavant briefés sur la prévention du paludisme.

Les sensibilisateurs ont appliqué la stratégie du porte à porte. Cette communication interpersonnelle a le mérite de pouvoir être plus proche des populations et de permettre aux sensibilisateurs de répondre aux questions et préoccupations précises des interlocuteurs. Quoique résidant en ville, la plupart des habitants de Kinshasa restent encore prisonniers d’un certains nombre de préjugés défavorables quand au paludisme. Le travail de sensibilisation a visé essentiellement la transmission d’informations sur la lutte contre le Paludisme et la promotion de l’usage des moustiquaires imprégnées, avec comme cible toute personne adulte qui acceptait de recevoir les sensibilisateurs. Outre l’utilisation des moustiquaires imprégnées les habitants ont été également sensibilisés au maintien de la salubrité de leur environnement immédiat afin de priver de gîte les larves des moustiques vecteurs du paludisme. Ils ont par exemple été invités à trouer toutes les boites susceptibles de servir de repaire aux moustiques. Pour terminer, la prévention ne suffisant pas toujours, la recommandation a été faite à toute personne sensibilisée de se rendre au centre de santé le plus proche dès qu’elle constate le premier symptôme de la maladie. En effet, un paludisme non soigné à temps peut dégénérer et entraîner la mort.

Cette action ponctuelle à Kinshasa, dans le cadre de la Journée Mondiale contre le paludisme, est évidemment surtout symbolique, mais le travail de sensibilisation continue au quotidien auprès de tous les ménages rencontrés, en parallèle avec la prévention des maladies hydriques et la promotion de l’assainissement dans les villages dans le Kivu, le Bas-Congo, le Katanga, l’Equateur...

Congo – 15 Mars 2013 : Médecins d’Afrique célèbre la Journée Internationale de la Femme
17.03.2013
photoNews La République du Congo célèbre, le 8 mars de chaque année, la journée internationale de la femme. Cette journée est également célébrée dans de nombreux pays et intéresse particulièrement les femmes du monde entier. Lorsque ces dernières, souvent divisées par les frontières nationales et par les différences ethniques, linguistiques, culturelles, économiques et politiques, se réunissent pour célébrer leur Journée, elles peuvent voir (si elles jettent leur regard en arrière) qu’il s’agit d’une tradition d’au moins 90 ans de lutte pour l’égalité, la justice, la paix et le développement.

L’ONG d’appui au développement socio-sanitaire et d’assistance humanitaire, Médecins d’Afrique, qui compte parmi ses axes d’intervention la protection des personnes vulnérables, dont une place importante à l’émancipation de la femme et son implication au processus de développement socio sanitaire, a célébré cette journée avec faste, pour appuyer les efforts du gouvernement dans le processus d’intégration de la femme au développement. A cet effet, Médecins d’Afrique a organisé une journée thématique sur le VIH/SIDA et le cancer chez la femme.

Le choix porté sur ce thème spécifique qui, de plus en plus, défraie la chronique et constitue un véritable problème de santé publique, est un engagement indéfectible de Médecins d’Afrique et de son partenaire de financement de cette activité (le HCR) d’œuvrer aux côtés du gouvernement à défendre, inlassablement, les droits des femmes en tant que citoyennes du monde jouissant et bénéficiant des mêmes privilèges que les hommes, sans pourtant, subir des pressions ou influences religieuses.

Ainsi, pour commémorer cette journée en communion avec les femmes du Congo et toutes celles du monde entier, les femmes réfugiées de Brazzaville et les autres femmes (tout statut social confondu) ont été conviées à participer, massivement, à la séance de sensibilisation sur le V.i.h/sida et le cancer chez la femme. Car après tout, quelle que soit son origine, quel que soit son statut social, quelle que soit son obédience religieuse… la maladie n’a point de frontière. Et pour une meilleure intégration au développement, en milieu rural comme en milieu urbain, les femmes se doivent être en bonne santé. Après cette séance de sensibilisation qui a duré environ une heure et 30 minutes (exposé et débats), les femmes de Médecins d’Afrique se sont déportées au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Brazzaville pour soutenir les malades de cancer admis au Service de Carcinologie à travers la remise d’un don de médicaments, essentiels pour leur prise en charge.

Source : http://www.lasemaineafricaine.com/index.php/societe/5919-journee-internationale-de-la-femme-medecins-d-afrique-a-celebre-cette-journee-avec-faste

Gabon - Lancement officiel du concours Scénario du Gabon
12.03.2013
photoNews Médecins d’Afrique travaille depuis Mars 2012 au renforcement des capacités des ONG gabonaises de lutte contre le VIH/SIDA. 8 ONG ont répondu avec succès à l’appel à projet lancé par MDA, conjointement avec l’UGP et la DGPS, grâce à un financement de l’AFD. Ces 8 ONG sont : Micone, Espoir pour les Enfants, REGAP+, Conscience, l’Association des Femmes Catholiques du Gabon, l’Association des Sages-Femmes du Gabon, ASI, Donne Ta Main.

Espoir pour les Enfants, avec son projet original de courts-métrages de prévention du VIH/SIDA par ou pour les jeunes, vient de lancer son concours de scenarii. Le règlement et le bulletin de participation, réservés aux lycéens du Gabon, sont téléchargeables à l’adresse suivante : http://www.cosp-gabon.info/admin/news/news_fichiers/15-soumission-technique-reglement.pdf

Congo - Appui psychosocial aux enfants réfugiés de la Likouala en milieu scolaire
01.01.2013
photoNews Face à l’accroissement du nombre de cas de violences sexuelles et physiques constatées, notamment à l’égard des femmes et des enfants dans les localités de Bétou, Impfondo et Liranga (Likouala, Congo), Médecins d’Afrique Congo, qui assure la prise médicale et psychologique des victimes de violences dans les districts de Bétou et d’Impfondo, avec l’appui financier d’UNICEF, assiste les enfants réfugiés de la Likouala en danger en milieu scolaire afin de les aider à surmonter leur détresse à la fois psychologique et sociale.

Former le personnel enseignant

L’appui psychosocial aux enfants victimes de violences en milieu scolaire est primordial mais les enseignants ne sont pas formés à ce type de pratique. Aussi, 79 enseignants de 6 établissements primaires et secondaires situés dans les localités de Bétou, Impfondo et Liranga sont formés en soutien psychosocial et à l’identification des enfants en détresse psychologique. La formation des enseignants est assurée par un pool de formateurs locaux de Médecins d’Afrique, préalablement formés sur les aspects essentiels de la prévention et la prise en charge des victimes de violences en milieu scolaire.

Prendre en charge les enfants victimes de violences physiques et sexuelles

Les enfants victimes de violences physiques et sexuelles sont identifiés par les enseignants. L’organisation de la prise en charge est faite de la sorte que l’enseignant, premier maillon de la chaîne joue un rôle déterminant. Les autres intervenants, y compris les autres structures impliquées dans la prise en charge assurent le relais après identification et orientation des enfants victimes de violence. Les psychologues de Médecins d’Afrique veillent à la bonne marche des activités et à la référence des cas spécifiques vers les centres d’écoute et les autres services spécialisés existants.

Nos enfants sont notre avenir, protégeons-les !

RD Congo - Rencontre Médecins d’Afrique et Union Africaine à Kinshasa
28.11.2012
photoNews Jeudi 22 Novembre 2012, L’équipe MDA RDC a été reçue par le représentant de l’union africaine en RDC, son Excellence Emmanuel Mendoume Nze en présence de son adjoint Mr Traoré Ibrahim. L’équipe MDA était composée de Dr Francine Ametonou, Représentante MDA RDC ; Mr Kambire Sanzan, Coordonnateur de programme MDA RDC et Dr Guillian Makhana, Administrateur programme VIH et protection MDA RDC. La Représentante de MDA a présenté Médecins d’Afrique et évoqué son désir de créer un partenariat solide et fiable entre cette ONG internationale d’origine africaine (MDA) et l’Union Africaine (UA). MDA, qui se veut au service de toute structure décidée à appuyer le développement socio-sanitaire en Afrique conformément à l’esprit de sa charte éthique, voudrait pouvoir compter l’UA parmi ses parrains pour des interventions humanitaires d’urgence et de développement en RDC et dans toute l’Afrique.

Le représentant de l’UA a souligné l’importance pour les Africains de vouloir chercher à résoudre d’abord seuls leurs problèmes avant de demander l’aide de l’extérieur, ce qui est bien exprimé par l’initiative de l’UA qui prône : « l’AFRIQUE aide l’AFRIQUE ». Il a donc apprécié que MDA recherche le parrainage de l’UA. Il a rappelé que la représentation de l’UA RDC n’était ni une institution financière indépendante ni un bailleur de fonds et que tout était validé par le siège à Addis Abeba. Mais chaque année, l’UA demande d’identifier au niveau de chaque pays, des projets assez modestes avec un grand impact sur la population qui pouvaient être financés. Ainsi, il a été demandé à MDA de soumettre ses références et de présenter de petits projets avec impact réel sur les populations fragiles telle que les vieillards, les jeunes sortis des groupes armés, les femmes et OEV. Des membres de MDA RD Congo pourraient également bénéficier de formations via l’UA. La question de la situation de l’est de la RDC a été évoquée et le représentant a pour conclure promis de nous donner des drapeaux de l’UA dès qu’il y en aura de disponible. Une prise de photos a clôturé cet entretien qui nous donne un espoir sur un début de collaboration entre MDA et UA.

Gabon - Projet d’appui aux ONG gabonaises dans la lutte contre le VIH/SIDA : la phase pratique débute !
16.11.2012
photoNews Les projets de huit associations gabonaises ont été sélectionnées dans le cadre d’un appel à projets d’appui aux ONG, Organisations communautaires ou réseaux d’ONG locales dans la gestion des projets, la prestation des services de prévention des IST/VIH/SIDA et de soutien à l’observance aux soins et traitements. Ce projet, rappelons-le, est mené par Médecins d’Afrique pour le compte du Ministère de la Santé du Gabon, avec un financement de l’AFD.

Après l’atelier de renforcement des capacités des ONG qui s’est tenu en Juin 2012 à Libreville, un travail de coaching a été entrepris tout l’été pour aider chacune des ONG sélectionnée à finaliser son projet, notamment au niveau des objectifs, du cadre logique, des outils de mise en œuvre, des indicateurs de suivi et évaluation, de l’harmonisation du budget.

Les dossiers étant désormais finalisés, chaque ONG a pu signer le 12 Novembre avec le Ministère de la Santé la convention encadrant la mise en œuvre pratique de son projet. Le Dr Banzouzi, coordonnateur du projet, est donc reparti pour le Gabon afin d’accompagner le lancement effectif de chacun des huit projets sur le terrain. Il reviendra régulièrement pendant toute la durée des projets, ainsi que d’autres experts de Médecins d’Afrique, afin de continuer le renforcement des capacités des ONG en fonction des besoins spécifiques de chacune et d’effectuer des supervisions et audits selon un calendrier défini avec les ONG.

RD CONGO - Projet de nutrition et survie de la mère et de l’enfant par la promotion et la mise en œuvre d’un paquet d’interventions communautaires dans le district sanitaire du bas fleuve, au bas Congo, RDC
29.10.2012
photoNews Une formation PCIMA, ANJE et SNSAP des cadres des zones de santé a été assurée par Médecins d’Afrique Bas-Congo et le PRONANUT du 24 Septembre au 04 Octobre 2012, au centre Jean-Paul II Diocèse de Boma, Province du Bas Congo. 60 prestataires ont pu ainsi être formés : 6 médecins chef de zone, 14 animateurs communautaires, 5 Nutritionnistes, 26 Infirmiers titulaires, 9 Infirmiers superviseurs, 5 membres de MDA.

1) Formation ANJE (Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant)
Elle s’est déroulée sur 4 jours, avec notamment les thèmes suivants : Importance de l’ANJE dans la lutte contre la malnutrition, Communication pour le Changement des Comportements, Promotion de l’allaitement maternel, Promotion de l’alimentation de complément (AC), Alimentation de l’enfant malade, Nutrition de la femme, Alimentation du nourrisson dans le contexte du VIH/SIDA…
Chaque jour de formation a débuté par un pré-test et s’est achevée par un post-test et un bilan

2) PCIMA (Prise en Charge Intégrée de la Malnutrition Aiguë)
Elle s’est déroulée sur 4 jours (dont ½ journée de descente sur le terrain), avec notamment les thèmes suivants : Malnutrition et aperçu sur la PCIMA, Composantes Communautaires, Composantes Centre de Santé : dépistage passif, triage et orientation de cas, unité nutritionnelle Supplémentaire (UNS), UNTA : critères, catégories, procédures d’admission et traitements nutritionnelles, Composantes Hôpital Général et Centre de Santé de référence, Suivi et évaluation des activités de PCIMA.

3) SNSAP (Système de surveillance Nutritionnelle Sécurité Alimentaire et Alerte Précoce) : Formation sur une journée, pour présenter l’état des lieux et les prochaines étapes du projet

La formation s’est bien déroulée. Les objectifs de départ ont été atteints car tous les points annoncés dans les différents agendas ont été abordés. Les participants sont sortis satisfaits de la formation. Ils ont été invités à donner leur évaluation sur : les facilitateurs, l’organisation et la logistique, la participation, le contenu de la matière, le respect de l’heure. Sur tous ces points, 96 % des participants ont attribué une mention entre « bien » et « excellent ».

MDA et le PRONANUT préparent déjà la formation suivante sur la PCIMA l’ANJE et la SNSAP. Cible : Reste des prestataires 174 cadres des zones de santé et 402 Relais communautaires (RECO) et Organisation à Base Communautaire (OBC). Lieu : 6 Zones de Santé : Kangu, Vaku, Tshela, Kuimba, Inga et Séké-BanzaDate : 08 au 15 Octobre 2012.


GABON / FRANCE - Visite à Savigny sur Orge du Dr Mbongo, Représentant Gabon de Médecins d’Afrique
27.10.2012
photoNews Le Dr Mbongo, Représentant Gabon de Médecins d’Afrique, a profité d’un séjour en France pour une formation afin de venir travailler plusieurs jours avec le Dr Banzouzi, Coordonnateur Europe de l’ONG. Parmi les thématiques abordées, la poursuite du projet de capacitation des ONG gabonaises dans la lutte contre le VIH/SIDA lancé à Libreville avec l’AFD et le Ministère Gabonais de la Santé, qui entre dans sa phase de terrain, ainsi que le plan d’action pour l’année prochaine de la Représentation Gabon. Le Dr Mbongo est reparti en début de semaine, le Dr Banzouzi le rejoindra courant novembre pour participer aux projets en cours.

RD CONGO - Médecins d’Afrique RD Congo : une équipe internationale !
10.09.2012
photoNews A l’occasion d’une formation à Kinshasa, le Dr Patrick Bassoumba, Coordonnateur Afrique Centrale de Médecins d’Afrique, a rendu visite à l’équipe de Médecins d’Afrique RD Congo. C’est une équipe jeune et dynamique qui a pleinement intégré le panafricanisme, avec des membres de RDC bien sûr, mais aussi du Bénin, du Congo Brazzaville, de Côte d’Ivoire et du Kénya !

Nous leur souhaitons plein succès dans les nombreux projets en cours, de la lutte contre le choléra à l’assainissement et de la lutte contre la malnutrition au renforcement des capacités pour la santé de la reproduction, sans oublier la santé scolaire et la prévention du VIH/SIDA

De gauche à droite sur la photo : Dr Francine Ametonou (Représentante MDA RD Congo), Dr Patrick Bassoumba (Coordonnateur Afrique Centrale), Vertu Kiossi (Coordonnateur des Opérations), Kambiré Sanzan (Coordonnateur des programmes) et Dr Rosette Tshiende (Administratrice Survie).

CONGO - Les actions de l’ONG Médecins d’Afrique dans la prise en des victimes de la catastrophe de Mpila (4 mars 2012)
09.08.2012
photoNews Pour apporter, tant soit peu, une aide aux populations sinistrées et aux victimes, le Gouvernement a ouvert des sites d’habitation et renfloué en médicaments les structures sanitaires, pour une meilleure prise en charge. Cette initiative gouvernementale a été appuyée par les ONG, les agences du système des Nations Unies, et les partenaires.

C’est dans cette perspective, et en rapport avec sa vocation d’ONG d’appui au développement socio-sanitaire, que Médecins d’Afrique a ouvert des postes de santé dans les sites du marché de Nkombo et de la Cathédrale Sacré-Coeur (avant la fermeture du site, le 24 mai, sur décision du gouvernement congolais et déplacement vers la Cité des 17). A travers ces deux postes, Médecins d’Afrique assure le traitement des pathologies médicales et psychologiques des déplacés. Les équipes médicales réalisent un screening médical des déplacés vivant dans les sites, une prise en charge médicale des patients, le transfert des cas les plus graves vers les hôpitaux de référence et la prise en charge des cas de malnutrition notamment chez les enfants de 0 à 5 ans.

Ainsi, depuis l’ouverture des postes de santé, 4790 patients ont été consultés au niveau du poste de santé de la Cathédrale Sacré Coeur et 6419 au niveau du poste de santé du site du marché de Nkombo. Le profil épidémiologique reste dominé par le paludisme, la rhinopharyngite, la grippe ; les mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement favorisant rapidement l’émergence de maladies infectieuses. Pour améliorer le pronostic de certains patients, 202 ont été référés vers le CHU de Brazzaville. Ces références restaient dominées pour des cas de rougeole, de suspicion de fracture, d’insuffisance cardiaque, d’hypertension artérielle sévère, de diabète et de travail d’accouchement….

Dans le cadre de la surveillance nutritionnelle, des nutritionnistes ont réalisé le screening nutritionnel de tous les enfants de 0 à 5 ans. Ainsi, les enfants en malnutrition modérée bénéficient d’intrants et les enfants en malnutrition avec complication dépistés sont référés vers les hôpitaux pour une prise en charge complète. Le soutien psychologique aux victimes d’une telle catastrophe est primordial. Aussi, les psychologues cliniciens mènent-ils des entretiens primaires d’aide psychologique aux victimes, en vue de palier l’apparition à plus ou moins long terme du trouble post-traumatique. L’objectif des consultations est d’établir une stratégie de désamorçage par la verbalisation et l’explication du caractère normal des signes actuels de stress post-traumatique chez le patient.

Au poste de santé de la cathédrale, 1581 patients ont consulté les services des psychologues et 394 ont été reçus par les psychologues du marché de Nkombo. Toutes ces actions ont été menées par une équipe de membres actifs et volontaires de Médecins d’Afrique, composée, essentiellement, d’un médecin, de cinq infirmiers, de deux nutritionnistes et de deux psychologues, déployée dans chacun des deux sites.

article paru dans : Les Echos du PCPA, http://www.cfsi.asso.fr/sites/www.cfsi.asso.fr/files/alternatives-citoyennes-13.pdf — à Brazzaville, Republic of the Congo.

CONGO / FRANCE : Réception du 14 Juillet à Brazzaville
20.07.2012
photoNews Son Excellence M. l’Ambassadeur de France au Congo Brazzaville a offert sa traditionnelle réception à la Case de Gaulle, à l’occasion de la Fête nationale française du 14 Juillet 2012. Comme chaque année, la Représentation Congo de Médecins d’Afrique y était invité.

Plusieurs de nos partenaires était présents à savoir M. l’Ambassadeur des USA, M. le Représentant du HCR, M. le représentant du PNUD... Quatre Représentants du côté de MDA, le Dr Louvouezo, Représentant de MDA au Congo, Mlle Sarah Jeannin, la Coordonnatrice des programmes, Mme Lutaya Milandu, la Responsable Communication de MDA Coordination Europe, ainsi que Mlle Vanessa Skupinski, membre de la Coordination Europe de MDA, détachée pour une mission d’Assistante RH à la Représention Congo. Nous avons pu écouter avec attention le discours de M. l’Ambassadeur de France au Congo, puis profiter d’une soirée agréable et riche en échanges et partages

Réhabilitation nutritionnelle d’urgence à Shabunda
19.07.2012
photoNews Le projet de réhabilitation nutritionnelle d’urgence dans la zone de santé de Shabunda centre, Territoire Administratif de Shabunda, Province du Sud-Kivu, RDC a été mis en œuvre par Médecins d’Afrique avec l’appui du Pooled Fund en vue d’apporter une assistance nutritionnelle d’urgence au près de 2500 enfants malnutris et de mener des activités de prévention des populations de la zone d’intervention.

Ce projet a contribué à l’amélioration de la situation nutritionnelle de la zone d’intervention. Au total, 1643 enfants ont été pris en charge dans les 13 unités nutritionnelles thérapeutiques ambulatoires (UNTA) de prise en charge jusqu’au mois de mars 2012, avec un taux de décès inférieur à 3% et un taux de guérison moyen de 87% pour les 7 mois d’interventions du projet. Le renforcement des capacités des prestataires a concernés 70 agents pour la PCIMA, 45 pour la SECAL et 195 RECO pour les activités de promotion de la santé et de la nutrition. A cet effet 7261 personnes de la zone de santé de Shabunda ont été sensibilisées à la nutrition et à la santé par le biais de 239 focus groups et 164 séances de sensibilisations porte à porte. Pour ce qui est des activités de la sécurité alimentaire, 12 champs écoles ont été mis en place au bénéfice des ménages des enfants malnutris et une identification et vulgarisation de 12 recettes locales.

Malheureusement, la situation sécuritaire pendant la période pré, per et post électorale a contribué à la réduction de l’opérationnalisation des interventions pendant 3 mois. Très peu des RECO été actifs sur terrain pour la promotion de la santé et de la nutrition et le dépistage actif des cas de malnutrition dans la communauté et le fonctionnement des structures de prise en charge nutritionnelle avec un minimum des prestataires. Ces différents facteurs conjugués à l’arrêt des vols aériens pour approvisionner les UNTA en intrants n’ont pas permis d’atteindre certains indicateurs du projet.

Une mission d’appui à la coordination sud Kivu de Médecins d’Afrique a été réalisée par la Représentation RD Congo de MDA dans le but de consolider les acquis, d’en tirer des leçons et de formuler des recommandations.

RD CONGO - Activités mises en œuvre par Médecins d’Afrique dans la réponse à l’épidémie de choléra à Mbandaka, Wangata et Bolenge
18.07.2012
photoNews Médecins d’Afrique a pris la relève de MSF pour la lutte contre le choléra dans le District Sanitaire de Mbandaka, avec l’appui financier de l’OMS.

I : Renforcement du système de surveillance épidémiologique dans les 3 ZS ciblées - I.1 Mise en place de relais communautaires (RECO) chargés, sous la supervision du Mobilisateur Social de reporter le plus rapidement les cas suspects de choléra au sein des quartiers
- I.2 : Appuyer le Comité de lutte contre le choléra
- I.3 : Prélever et analyser les échantillons des selles des patients pris en charge par l’INRB

II : Prise en charge dans le CTC et les PRO - II.1 Approvisionnement du CTC en stock d’urgence d’intrant de prise en charge
- II.2 Prise en charge de 100% des cas de choléra
- II.3 Organiser le transport des cas
- II.4 Organiser des supervisions formatives conjointes

III : Améliorer l’accès aux mesures d’hygiène des populations des zones de santé ciblées

- III.1 Elaborer et valider le plan de communication multi-acteurs
- III.2 Sensibiliser à la santé et à l’hygiène 40 % de la population des ZS ciblées : les populations auront accès aux messages d’éducation à la santé et à l’hygiène au travers les canaux de communication mis en place sous la supervision des BCZS. 2 séances de sensibilisation interpersonnelle par semaine seront assurés par les 75 RECO (38 hommes et 37 femmes) dans les foyers/ ménages d’où proviennent les cas, soit au total 24 séances pour toute les 3 zones de santé. Un plan de diffusion sera réalisé en vue de monitorer les messages diffusés par les autres canaux (30 OBC soit 10/ZS, 60 Leaders d’opinions soit 20/ZS, 15 Leaders religieux soit 5/ZS, 78 Personnels de santé soit 8 agents de 3 HGR (24), 3 agents de 18 CS (54). Un partenariat avec les radios communautaires sera assuré pour la diffusion de masse des messages
- III.3 Appuyer la désinfection des ménages des 3 ZS
- III.4 Distribuer de façon ciblée des aquatabs dans les ménages affectés

Pour permettre une pérennité de ce projet, on mettre l’accent sur la responsabilisation des équipes cadres des bureaux centraux, des prestataires ainsi que des représentants de la communauté résident dans ces zones de santé ciblées. Une fois formés, ils continueront à assurer non seulement la sensibilisation et la surveillance au bénéfice de leurs populations respectives mais aussi les supervisions formatives, la formation/recyclage d’autres prestataires ainsi que la prise en charge des cas des maladies sous surveillance

RD CONGO/FRANCE - Cérémonie de remise des masques chirurgicaux à l’Ambassade de France à Kinshasa (RDC)
06.07.2012
photoNews La délégation de Médecins d’Afrique RDC, composée de la représentante, Dr Francine Ametonou, du Dr Rosette Tshiende, administratrice survie, du responsable logistique M. Franklin Mutomboko ainsi que d’un représentant MDA France M.Vincent Siraut, a été reçue dans les locaux de l’Ambassade de France le 29 juillet 2012. La représentation de l’Ambassade de France était composée de M. Gilles Vaubourg, chef de la coopération française, M. André-Abel Barry, correspondant humanitaire ainsi que du responsable de la communication.

La réunion a bénéficié d’un climat convivial et professionnel. Après une présentation de MDA le Dr Ametonou a remercié chaleureusement les délégués de l’ambassade pour cette prise en charge du fret. La représentante a insisté ensuite sur le contexte sanitaire en RDC et sur les moyens à mettre en oeuvre pour améliorer la situation en RDC. Les masques serviront à protéger les différents intervenants dans le cadre de la lutte contre le choléra. En effet, ceux-ci manipulent le chlore, principal agent efficace contre la contamination du « vibrio cholerae ». Dr Rosette a mis l’accent sur la précarité des populations vulnérables (enfants, femmes, vieillards) et M. Franklin a insisté sur la difficulté de mettre en place une logistique efficiente dans ce grand pays où les moyens de communication restent insuffisants.

M. Vaubourg qui représentait l’ambassadeur à fait part de tout le plaisir que prenait l’institution Française à contribuer à l’action de l’ONG. Il a rappelé que d’autres missions de cet ordre pouvaient être organisées. Après échanges, une proposition de prise en charge de matériel plus conséquent pourrait être envisagée dans les semaines qui viennent. L’objectif étant de communiquer sur ce partenariat lors de la fête de la francophonie prévue en octobre 2012 à Kinshasa. La cérémonie a pris fin après les photos des tous les acteurs devant les colis affrétés aux frais de l’Ambassade.

PICARDIE / CONGO : Participation au programme RESASCO des membres de la Délégation Picardie
06.06.2012
photoNews Trois membres de la Délégation Picardie de Médecins d’Afrique (Mme et Mlle Harter et Mme Bockassa) sont parties participer aux actions de redynamisation de la santé scolaire dans les établissements scolaires de Brazzaville. Elles apportaient avec elles un don financier de la chorale « Les Messagers Gospel » d’Amiens, pour doter en fournitures scolaires les écoles ayant les plus forts besoins d’appui.

Elles ont pu visiter plusieurs écoles, dans les quartiers de Talangaï (Perfection School, Immaculée Conception), Poto-poto (Case Dominique) et du Plateau des 15 ans (école kimbanguiste, école Allegra). Accompagnées d’un psychologue, d’une infirmière et d’un nutritionniste de Médecins d’Afrique Congo, elles ont rencontré plus de 1000 enfants ainsi que les enseignants et le personnel de direction des écoles. Malgré quelques soucis logistiques, la mission s’est bien déroulée. Les fonds apportés par l’équipe MDA Picardie ont été attribués à l’école Case Dominique, spécialisée dans la prise en charge des enfants trisomiques, qui a besoin d’un soutien spécial pour son activité. Les sœurs dominicaines font un travail exceptionnel au côté de ces enfants handicapés qui méritent une attention particulière.

RD CONGO - Des formations pour une plus grande opérationnalité de MDA-RDC
03.06.2012
photoNews Dans ses objectifs Médecins d’Afrique accorde une grande place dans la formation de son personnel et des ses membres volontaires. Ainsi, régulièrement des formations sont organisées pour renforcer les capacités et permettre ainsi une meilleure prise en charge des populations que nous voulons prendre en charge. En 2012, plusieurs thématiques ont déjà été abordées :

* Premiers secours : une session de formation de la Croix Rouge sur le secourisme a été organisée au siège de Médecins d’Afrique au mois de mars. 25 membres volontaires ont été formés sur les gestes qui sauvent afin de répondre efficacement et sûrement aux urgences.

* VIH/SIDA : des formations continues sont organisées par les administrateurs des différents programmes de Médecins d’Afrique. Ainsi, une formation sur le VIH/SIDA a été organisée par l’administrateur VIH et protection. Il s’agissait de rappeler les fondamentaux sur la maladie elle-même et les approches de prévention.

* Bonnes pratiques nutritionnelles, eau, hygiène et assainissement : dans le même ordre d’idée l’administrateur survie, chargée de la nutrition, de la sécurité alimentaire et le wash, a mis en place des sessions de formation sur les bonnes pratiques nutritionnelles (alimentation du nourrisson et du jeune enfant, des femmes enceintes) et sur l’eau, hygiène et assainissement.

* Genre : en tant qu’ONG internationale et faisant partie de la grande famille des humanitaires, MDA bénéficie des formations mises en place par les Nations Unies dans le cadre de l’accompagnement de ses partenaires. C’est dans ce cadre, que Mr Jean Baptiste Mikulu, Inter-Agency Gender Advisor, a formé 30 volontaires de MDA sur la notion du genre.

CONGO - Suivi sanitaire et nutritionnel des enfants sinistrés de Mpila – situation à fin avril 2012
29.05.2012
photoNews La précarité des conditions de vie des sinistrés de la catastrophe de Mpila (Brazzaville, Congo) dans les sites où ils sont réfugiés fait craindre la résurgence de certaines épidémies (rougeole, choléra…) ainsi que la survenue de cas de malnutrition. En vue de palier ce risque, Médecins d’Afrique avec l’appui financier du Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) développe depuis le 1er avril 2012, des activités de surveillance nutritionnelle, de dépistage et de prise en charge de la malnutrition ainsi que celles de prise en charge des maladies courantes de l’enfant dans les sites des déplacés du Département de Brazzaville.

Sur le plan nutritionnel, 1374 enfants au total ont été screenés pendant ce mois d’avril, parmi lesquels 28 souffrant de malnutrition aiguë sévère (dont 1 cas de kwashiorkor), 369 enfants en état de malnutrition modérée et 889 enfants sans problème nutritionnel.

Parmi les enfants malnutris dépistés, 17 ont été référés à Makélékélé ou au CHU. Les autres ont été pris en charge dans les sites. 47 enfants ont abandonné la prise en charge car elle se limitait à un certain moment au conseil diététique du fait de la rupture en intrants de prise en charge pour les malnutris modérés. Toutefois, 92 enfants ont été déclarés guéris et 201 poursuivent la prise en charge dans les sites.

Rapport de mission : PARTICIPATION A L’EVALUATION INTERCLUSTER SUR MANONO – MPIANA – SHAMUANA (KATANGA, RD Congo), 19/24 Février 2012
11.05.2012
photoNews Le Territoire de Manono connaît depuis le mois de mi-mars les déplacements des populations, déplacements liés aux opérations militaires résultats des affrontements entre l’armée gouvernementale (FARDC) et les milices Maï-Maï appartenant à l’ancien chef de guerre Gédéon Kyungu.
C’est dans ce cadre qu’une mission Inter Clusters d’évaluation des besoins des populations s’est déroulée du 19 Avril au 24 avril 2012 dans le Territoire de Manono, avec la participation de Médecins d’Afrique, aux côtés de l’OMS, du PAM, de CRS, de l’UNICEF, de OCHA, de la FAO et du Ministère de la Santé. Médecins d’Afrique a été représenté dans cette mission par M. Léon Kadima et le Dr Isaac Mbuyamba.
Méthodologie : entretiens et discussions avec les personnels de terrain de la zone et les bénéficiaires (populations déplacées internes) ; revue documentaire au sein des organisations sur terrain et structures visitées ; visites de sites et observations directes. Pour standardiser les observations, tous les membres de la délégation ont utilisé l’outil de collecte et d’analyse des informations proposé par l’OMS: ‘’Evaluation sanitaire rapide en urgences complexes’’.

Déroulement de la mission
La région vit une catastrophe humanitaire : plus d’une dizaine de villages sont déserts, les déplacés vivent dans des conditions très précaires, sans moyens ni aucune assistance, dans des bivouacs en forêt ou en brousse.
- Sécurité : la situation actuelle est relativement calme, mais reste volatile et imprévisible
- Violations des droits de l’homme : les habitants de la région se plaignent des exactions des groupes armés qui les obligent à travailler pour eux, pillent leurs biens…
- Violences sexuelles : durant l’affrontement du 29 mars 2012, des viols collectifs ont été signalés
- Recrutement des enfants dans les troupes Gédéon : selon les déclarations des personnes rencontrées, près de 30 % des effectifs des Mai- Mai est constitué d’enfants (ceci n’a pu être vérifié par la délégation).
- Santé : les trois pathologies les plus importantes en ce qui concerne la morbidité et la mortalité sont le paludisme, les infections respiratoires et la malnutrition. Les aires de santé visitées ont besoin de renforcement en termes d’équipement, mais aussi d’activités et d’intrants pour le planning familial, la lutte contre le VIH et la lutte contre la malnutrition.
- Situation alimentaire : la diversité alimentaire est faible (manioc, les courges, le maïs accompagné de feuilles de manioc) et bien souvent il y a un seul repas par jour. Les marchés ne sont presque plus approvisionnés.
- Eau/Hygiène : la population consomme de l’eau courante de la rivière Luvua, non traitée et impropre à la consommation. Cependant, il y a quelques bornes fontaines installées par Concern dans un village qui se trouve à 25 km de Shamwana.
- Désorganisation de la société civile : les OBC sont complètement désorganisées et les habitants de la zone sont donc affaiblis dans leur capacité à résister physiquement et moralement.
Beaucoup de villageois étaient joyeux du passage de la délégation et ont sollicité la présence des activités de Médecins d’Afrique dans leurs villages respectifs.

Recommandations
1) Sécuriser la zone car le reste des interventions (protection, santé, nutrition, WASH…) ne pourra commencer vraiment que lorsque la situation redeviendra normale et sécurisée.
2) Protection : profilage, monitoring de protection sur les lieux, sensibilisations sur la loi sur les violences sexuelles, plaidoyer auprès des autorités militaires contre les diverses formes de tracasseries et arrestations arbitraires.
3) WASH : sensibiliser la population sur les bonnes pratiques d’utilisation de l’eau dont bouillir l’eau de boisson, construire là où c’est nécessaire des puits et bornes fontaines.
4) Education : plaidoyer auprès des autorités scolaires afin de permettre à ces enfants de terminer normalement leurs cycles, disponibiliser les kits scolaires pour les enfants ayant tout perdu.
5) Santé : Renforcement des aires de santé, appui aux activités pour la lutte contre la malnutrition, développement de la santé de la reproduction et intégration d’activités de lutte contre le VIH/SIDA.

RD CONGO - Activités Wash mises en oeuvre par MDA dans la réponse à l’épidémie de choléra dans le Bas-Congo – Semaine du 9 au 15 Avril 2012
18.04.2012
photoNews Médecins d’Afrique intervient dans la lutte contre le choléra au Bas-Congo depuis mars 2012 en partenariat avec l’UNICEF. L’objectif général du projet est de contribuer à la réduction des risques de morbidité et de mortalité due aux maladies d’origine hydrique auprès des populations des zones santé de Muanda, Kitona, Boma et Matadi. Les objectifs spécifique sont de contrôler l’épidémie de choléra par la mise en place d’une réponse en eau, hygiène et assainissement et d’organiser les activités de promotion de l’hygiène dans les zones d’interventions

Résumé des activités menées en semaine 15 (9-15 avril 2012)
- Opérationnalisation de 12 points de chloration d’eau dans les zones de santé de Muanda et de Kitona
- Distribution des kits d’hygiène aux ménages de l’île Nteva/ZS Kitona
- Renforcement des capacités des IT de la zone de santé de Muanda et Kitona aux activités de désinfection de proximité ;
- Evaluation des activités du site de traitement de l’eau de la Base Kitona tenue par la REGISDESO
- Réunion d’évaluation sommative des activités de sensibilisation et de mobilisation avec les médias contractant de la zone de Muanda/Kitona ;
- Supervision des activités de sensibilisation par les chlorateurs de proximité (Ex RECO) dans les zones de santé de Muanda (3 722 personnes sensibilisées), Boma et Boma-Bungu (1 120 personnes sensibilisées) et de Matadi/Nzanza (2 308 personnes sensibilisées)
- Plaidoyer auprès de la société pétrolière PERENCO à Muanda pour soutenir les activités de lutte contre le choléra
- Redynamisation des groupes de travail technique (commission/coordination) dans la zone de Muanda/Kitona
Recommandations
Au niveau des partenaires :
- Le DLM propose à MDA de voir les possibilités d’augmenter le nombre de chlorateurs de proximité (Ex Reco) et le nombre de mégaphones, car le chiffre actuel ne paraît pas efficace, vu la population cible de Muanda (zone foyer) ;
- La Coordination du projet MDA propose à Alima de revoir le scénario des activités de désinfection des ménages conformément au protocole, car quelques faiblesses ont été notifiées.
Au niveau Stratégique :
- Le transfert d’un malade venant des îles Kitona pose des grands soucis à la communauté, car il faut débourser près de 70.000FC pour les frais de transport, à cela s’ajoute la disponibilité de la pirogue et aussi du carburant. Ainsi les populations des îlots à travers les IT, souhaitent le pré-positionnement des kits de prise en charge des malades de choléra au niveau des centres de référence.
- Une analyse stratégique devrait être menée sur l’implication des RECO, car dans la genèse, il s’agissait de la participation communautaire aux activités développées dans la zone. Aujourd’hui cette participation communautaire est devenue de plus en plus monnayée, ce qui est regrettable car cela va contre l’esprit de l’engagement comme RECO.

RD-CONGO - Réponse à l’épidémie de choléra à Kinshasa dans les zones santé de Barumbu, Kalamu I, Matete et Masina II du 2 au 15 Avril
17.04.2012
photoNews Situation épidémiologique : en moyenne 1450 cas de choléra par semaine. En semaine 14, 11 ZS touchées par l’épidémie de : ZS de Biyela, Kikimi, Kingasani, Limete, Maluku I, Masina II, Matete, N’sele, Ngiri-Ngiri et Police. En semaine 15, aucun cas de choléra à Masina II ni à Matete, mais 9 ZS touchées : Gombe, Ngaba, Kikimi, Kimbanseke, Kingabwa, Kingasani, Limete, Maluku I, N’sele

Activités menées par Médecins d’Afrique
1- Mobilisation communautaire
* Briefing des relais communautaires et leaders d’opinion
Pour diffuser plus rapidement les messages, la stratégie retenue est de faire intervenir les interlocuteurs-clés, à savoir écoles, églises, leaders d’opinions et représentants des diverses ONG et associations
* Sensibilisation du public par la communication interpersonnelle (porte à porte et crieurs), les relais communautaires, la communication de masse par le biais des leaders d’opinions et par le biais des radios communautaires avec comme messages prioritaires : bonnes pratiques d’hygiène, utilisation des latrines, lavage correct des mains au savon et à l’eau propre et consommation de l’eau potable.
* Résultats : en deux semaines, un peu plus de 48 500 personnes ont déjà été sensibilisées (7077 ménages), appartenant à 4 zones de santé : Barumbu (aires de santé de Funa I et Funa II), Kalamu I (aires de santé de Matonge I, Immocongo, Kauka II), Matete (aire de santé de Maziba) et Masina II (aire de santé de Congo)

2-Référencement des cas
- Transfert vers l’UTC du Roi Baudoin d’une femme, adulte résidant dans la commune de Matete et désinfection des lieux ainsi que les ménages avoisinants.
- Transfert vers la morgue de l’hôpital général de Kinshasa d’un cadavre en provenance de l’UTC Pakadjuma et désinfection de 3 bateaux du port ONDIKA d’où provenait le cas. Puis sensibilisation d’environ 20 ménages présents sur les bateaux et de la population du port sur l’existence du choléra ainsi que les mesures de prévention (utilisation de savons et aquatabs).

Recommandations :
- Coordination du projet Choléra : renforcer les actions de coordination et de supervision des activités de prise en charge et de sensibilisation au niveau de chaque zone d’intervention de Kinshasa qui continue de notifier des cas. - Coordination Humanitaire : construire des latrines, curer les rivières et caniveaux pour améliorer les conditions d’EHA, renforcer la sensibilisation de la population
- Autorités territoriales : renforcer la coordination, assurer un environnement sain à la population

RD-CONGO - Lutte contre le choléra dans le Bas-Congo : état des lieux en Avril 2012
11.04.2012
photoNews - Situation épidémiologique : 28 cas de la zone de santé (ZS) de Muanda, 08 cas de la ZS de Kitona, 05 cas venant des îlots, 02 cas de la ZS de Boma (confirmés par INRB) et 0 cas de la ZS de Boma-Bungu
- Couverture médiatique des activités de promotion des bonnes pratiques d’hygiène et de connaissance du choléra dans les deux ZS de Matadi et Nzanza : diffusion par tous les médias contractants au projet de la première émission radio-télévisée réalisée par les deux médecins chefs de zones de santé, conformément aux plans de diffusion
- Sensibilisation par les chlorateurs de proximité (ex RECO) dans les ZS de Muanda, Boma, Boma-Bungu et de Matadi/Nzanza : 1211 ménages concernés, soit 7 105 personnes dont la moitié d’enfants;
- Lancement des activités au niveau des points de chloration des ZS de Muanda et de Kitona : 10 points de chloration opérationnels ; points de lavage des mains mis en place ; sensibilisation en milieu scolaire
- Participation aux réunions de coordination : réunion épidémiologique et réunion du comité de crise à Muanda. A Boma et Boma-Bungu, séances de coordination et réunion du conseil de sécurité, pour la riposte à la signalisation de cas de rage sur la ZS de Boma.

Orientations pour la suite :
- Intensification des activités de sensibilisation sur le choléra dans les zones touchées ;
- Mise en oeuvre effective des activités retenues pour chaque partenaire ;
- Implication des églises aux activités de sensibilisation des communautés à la lutte contre le choléra.

RD-CONGO - Sensibilisation au VIH/SIDA chez les élèves de l’ESMICOM (Kinshasa)
26.03.2012
photoNews L’université ESMICOM (Ecole Supérieure des Métiers de l’Informatique et de la Communication) située dans le quartier Bon vent dans la commune de Lingwala, à Kinshasa (RDC) forme des techniciens en informatique et en communication et accueille aussi bien des filles que des garçons de 17 ans à plus de 40 ans. L’Administrateur VIH/Protection de MDA, l’Administrateur Santé de MDA ainsi que 15 volontaires du POOL VIH de MDA y ont animé le 23/02/2012 un atelier « Jeunesse et SIDA » qui a concerné 350 personnes : 300 jeunes, le corps professoral et administratif, les agents de sécurité commis pour cette journée, une quinzaine de vendeurs du petit marché de l’EMISCOM.

La séance de sensibilisation a duré deux heures avec la projection de 6 séquences de films éducatifs (nécessité de connaître sa sérologie, des modes de prévention du VIH, de la stigmatisation, de l’importance de sortir de la clandestinité lorsque l’on est séropositif pour mieux de se faire aider par son entourage), suivie de focus groupes de débats et à la fin d’une distribution de préservatifs. Parmi les questions récurrentes sont venues celle de l’existence de médicaments pouvant guérir définitivement du SIDA, la possibilité pour des parents séropositifs d’avoir un enfant séronégatif, l’attitude à adopter entre séropositifs et séronégatifs. Le message de sensibilisation a porté car 60 personnes étaient prêtes d’emblée à faire un test pour connaître leur statut sérologique. Cette séance étant uniquement prévue pour la sensibilisation, une autre date sera prise pour organiser un dépistage accompagné de conseils, avec l’implication des partenaires de Médecins d’Afrique comme le PNMLS et le FNUAP.

RD-CONGO - Mission d’évaluation de Médecins d’Afrique dans les camps de déplacés à Masisi (Nord-Kivu, RDC)
14.02.2012
photoNews La Zone de Santé de Masisi, dans le Nord-Kivu, comptait, à fin 2011, 388 837 habitants et 176 000 personnes déplacées dont 49 000 accueillies dans 19 camps (chiffres du HCR). Selon le rapport humanitaire de décembre 2011, le territoire de Masisi se trouve dans une situation d’insécurité causée par la présence incontrôlée des milices et bandes armées (Interahamwe, FDLR, Mai-Mai…) qui causent des tragédies dans la population et occasionnent les mouvements massifs de celle-ci. Dans ce territoire, les conséquences sur les populations déplacées sont dévastatrices et les conditions de vie dans les camps de Masisi centre ainsi que dans les sites spontanés sont en dessous des normes. C’est ce qui a motivé l’équipe de Médecins d’Afrique Nord-Kivu (MDA Nord-Kivu) à se rendre sur place pour évaluer la situation sanitaire dans les camps de déplacés en vue d’une prise en charge socio-médicale.

L’équipe MDA a parcouru les 5 camps de Masisi centre, 2 camps de Nyabiondo (Birere et Buchani) et 3 sites spontanés autour de Nyabindo ( Kishondja, Kihanja, Burora). Les données ont été collectées en utilisant les fiches de collecte des données IASC (Inter-Agency Standing Committee). Elle a échangé avec les autres ONG présentes sur le terrain, notamment Première Urgence et collaboré efficacement avec les autorités politico-administratives. Le nombre de déplacés habitant les camps de Masisi centre pour le mois de janvier 2012 est de 17.279 personnes (source : Première Urgences), mais il augmente encore à cause des affrontements qui persistent dans les villages environnants. Dans les sites spontanés sur l’axe Nyabiondo les recensements sont en cours effectués par les chefs des localités sinon le nombre total est estimé à près de 30.000 déplacés.

La sécurité alimentaire est un problème inquiétant : les populations déplacées n’accèdent plus aux champs à cause de l’insécurité et leur pauvreté les empêche de se procurer des vivres. Elles dépendent donc d’un appui extérieur avant le retour dans leurs villages respectifs. Quelques cas de malnutrition aiguë sévère sont pris en charge médicalement à l’HGR de Masisi mais l’assistance nutritionnelle n’a pas été signalée dans ces camps. Les règles d’hygiène ne mal respectées du fait de la promiscuité. On note une fréquence élevée des maladies des mains sales. Les cas de paludisme sont très nombreux, le milieu n’étant pas assaini et la majorité des personnes ne disposant pas de moustiquaire imprégnée d’insecticide. La toux est omniprésente surtout chez les enfants vu l’état des abris qui ne les protègent pas suffisamment contre le froid. Pour les camps de Masisi centre, NRC avait effectué les distributions des bâches, ustensiles de cuisine et couvertures il y a de cela une année. Mais pour les sites spontanés il n’y a pas d’assistance jusqu’à ce jour. Notons que NRC a contribué pour la scolarisation des enfants déplacés de Masisi centre mais nombreux sont les enfants non scolarisés dans les sites spontanés par manque des moyens financiers.

Point positif, l’adduction d’eau à Masisi est facile avec son relief montagneux riche en sources, ainsi les camps sont approvisionnés en eau à 70%. Par contre, les latrines sont insuffisantes. Dans les camps de Masisi centre on compte plus de 50 personnes par latrines qui ne sont pas entretenues mais dans les sites spontanés, les latrines sont inexistantes. Le système de santé est peu fonctionnel malgré l’appui de MSF Belgique. Nombre des structures sanitaires restent sans appui avec défaut d’approvisionnement en médicaments, manque d’équipement et l’insuffisance en qualité du personnel de santé. Compte tenu des multiples mouvements des populations et des accroissements éventuels des consultations les besoins restent énormes. Le grand problème sanitaire demeure le paludisme suivi des infections respiratoires aiguës (IRA) et des maladies diarrhéiques. Par ailleurs, les complications liées à l’accouchement constituent la première cause des décès chez les mères. Les infections sexuellement transmissibles (IST, VIH) constituent aussi un problème de santé dans la zone de santé de Masisi.

Recommandations : 1) Apporter l’assistance dans les sites spontanés surtout pour la prise en charge médicale dans les postes de santé, 2) Intégrer dans ces sites le programme de la santé de la reproduction en faisant les suivies des femmes enceintes, les sensibilisations par rapport à la prévention des IST et VIH SIDA, 3) Prendre en charge les malnutris par une assistance nutritionnelle et alimentaire, 4) Multiplier les sensibilisations et les surveillances pour la lutte contre les épidémies pouvant survenir dans ces sites.

RD-CONGO - Note d’alerte humanitaire à Nsele (Kinshasa, RD Congo)
24.01.2012
photoNews La commune de Nsele vient de subir une catastrophe naturelle qui plonge certaines familles dans de grandes difficultés matérielles et psychologiques. En effet, dans la nuit du samedi 21 au 22 janvier 2012 de 18h00 à 20h00, s’est abattue une forte pluie accompagnée de vents violents dans la commune de NSELE faisant de nombreuses victimes sinistrées et des dégâts matériels. La cité de Kinkole et plus particulièrement les quartiers de MOBA-NSEE, de BAHUMBU II et de OUKALA II ont été sévèrement touchés.

Suite à notre évaluation rapide de la situation le dimanche 22 janvier 2012 nous avons pu recenser 70 ménages sinistrés (30 à MOBA-NSEE, 25 à BAHUMBU II et 15 à OUKALA II), soit environ 420 personnes et 4 établissements (2 complexes scolaires, 1 église et 1 ferme de volailles). Il nous a été notifié le décès de 4 personnes (1 par noyade, 1 par électrocution et 2 des suites des blessures) et environ une dizaine de personnes blessées (fractures fermées et ouvertes, plaies traumatiques, contusions…). Plusieurs dégâts matériels ont été constatés. En effet les 70 ménages sinistrés ont perdu la toiture de leur maison, des murs se sont écroulés et près de la moitié est sans abri et dort à la belle étoile. L’orphelinat Elembo, situé dans le quartier MOBA-NSEE a été le lieu de recours mais il ne peut malheureusement qu’abriter 5 familles au maximum.

Médecins d’Afrique a pu prendre en charge 5 personnes en les accompagnant dans la prise en charge médicale et en mettant à leur disposition des médicaments essentiels. Le chef de quartier que nous avons rencontré déplore le manque d’aide apportée à la population et demande une assistance d’urgence. Cette situation tragique nous incite tous à plaider pour la construction d’un vaste réseau d’observatoires sentinelles avec la pleine participation des populations. Ces acteurs locaux formés et capacités seront capables de porter les premiers secours en cas de catastrophes. Cette solidarité est nécessaire pour réduire le nombre de victimes.

Dr Francine AMETONOU, Représentante MDA RD Congo

RD-CONGO - Sensibilisation santé et hygiène en situation de choléra et d’éruption volcanique
06.12.2011
photoNews Début Novembre 2011, le volcan Nyamulagira s’est réveillé et les risques de maladie respiratoires liées aux cendres sont venues s’ajouter aux difficultés sanitaires liées à l’épidémie de choléra. Une équipe de Médecins d’Afrique Nord Kivu, constituée de 5 personnes, a donc décidé de lancer le 11 novembre une action de sensibilisation santé et hygiène dans la zone de santé de Kirotshe. Etant donné la densité du rayon d’action, 10 villages ont été ciblés dans un premier temps, Mayutsha, Mosque, Birere I et II, Kaduki, Rutoboko, Nzulo, Majagi, Kimoka, Mubambiro.

Les objectifs de la mission étaient les suivants :
- Informer la population sur l’existence du choléra dans le milieu,
- Informer cette population des conséquences liées à la cendre volcanique,
- Vulgariser les règles d’hygiène et d’assainissement de manière à prévenir le choléra et les autres maladies de mains sales mais aussi des maladies respiratoires dues à la contamination de l’eau de pluie et des plantes par la cendre volcanique,
- Faire un état de lieu sur l’évolution du choléra dans le milieu afin de faciliter le plaidoyer auprès de partenaires pour les interventions d’urgence dans cette zone.

Au total, 146 ménages ont été sensibilisés, soit 446 personnes dont une majorité de femmes (60%) et 30% de jeunes de moins de 25 ans. La sensibilisation s’est appuyée sur des démonstrations, notamment pour un bon lavage des mains, l’hygiène de la maison et du milieu. Il est inquiétant en effet de noter que seuls 3 ménages sur 10 disposent de latrines bien construites, les autres sont des latrines de fortune. De plus, les coupures du réseau d’eau poussent les habitants à s’approvisionner au lac ou dans les rivières environnantes, ce qui rend de plus en plus fréquentes les maladies hydriques. Les règles de bases pour éviter les maladies hydriques ont été rappelées, ainsi que celles pour éviter des maladies respiratoires à cause des retombées de cendres volcaniques. L’activité de sensibilisation au porte à porte a été renforcée par l’émission de messages de prévention à la radio locale de Sake.

En conclusion, la mission de prévention sur Sake a permis à Médecins d’Afrique Nord Kivu de sensibiliser la population mais aussi de déceler les différents problèmes sanitaires auxquels elle fait face. Ces constatations de terrain permettront de mieux préparer les projets futurs en vue de contribuer à améliorer la situation sanitaire de la région.

RD-CONGO-ANGOLA - Respect des droits des migrants aux frontières RD Congo/Angola : Etat des lieux Juillet 2011
18.08.2011
photoNews Afin de faire le suivi et l’évaluation de la situation humanitaire de la province du Bas Congo en général et celle de la problématique des expulsés d’Angola en particulier, une Mission inter agences a été organisée du 20 au 26 juillet 2011, sur financements Pooled Fund. Médecins d’Afrique (MDA) , ONG internationale d’appui au développement socio-sanitaire, y a participé sur ses fonds propres, aux côtés de OCHA, OMS, UNICEF, FAO, CARITAS et CISP. Objectifs de MDA au cours de cette mission : Evaluer la situation socio-sanitaire et nutritionnelle des expulsés d’Angola et identifier les gaps pour la mise en œuvre de projets concrets en conformité avec son mandat et le PNDS ; Construire des alliances stratégiques et des partenariats avec les Agences des Nations Unies, les ONG internationales et nationales ; Apporter son expertise dans la prise en charge des expulsés, déplacés, retournés… dans le but de vulgariser le professionnalisme de MDA et son potentiel d’intervention en situation d’urgence ; Mieux connaître les données nutritionnelles et la cartographie des interventions nutritionnelles dans les zones de santé de Masa, Bomabungu et Kuimba

Le phénomène d’expulsion des congolais des villes de Soyo et Cabinda a commencé depuis de nombreuses années mais il a pris des allures inquiétantes à partir du 28 septembre 2009, date à laquelle on a observé des expulsions massives selon la Direction Générale des Migrations, les autorités locales et la société civile. De janvier à juin 2011, près de 7 561 personnes ont été expulsées. Parmi elles, 70 % sont des jeunes de 18 à 50 ans dont la grande majorité (80 %) s’occupe de petits métiers en Angola, vente d’articles en tout genre, travaux de ménage, coiffure, couture, etc.

Les structures de santé qui devraient permettre la prise en charge médicales présentent de grosses difficultés. Elles ont besoin en urgence d’une dotation en intrants, en médicaments génériques et essentiels, en kits de dignité des femmes. En effet, les déplacés d’Angola ont grand besoin d’une assistance médicale et psycho-sociale, à la fois pour la santé de base, mais aussi pour les nombreuses victimes de violences sexuelles. Au regard de cette situation, il est impératif d’apporter un soutien en mettant en œuvre une stratégie de prise en œuvre intégré des expulsés et d’intensifier le paidoyer auprès des autorités doit encourager la mise en œuvre d’actions de sensibilisation des populations sur les droits des migrants, des centres d’accueil et des cellules de coordination (ONG internationales, UN, ZS, DGM, police, société civile, associations de femmes).

De ce fait, Médecins d’Afrique propose de :
- Renforcer la coordination entre les deux pays par la réorganisation de la société civile
- Organiser une assistance alimentaire de courte durée en biscuits protéinés et en eau
- Mettre en place des structures de prise en charge médicale et psychosociale
- Apporter un soutien et un accompagnement transitoire aux réfugiés par le biais de sites d’hébergement.

CONGO-BRAZZAVILLE - Une volontaire française de Médecins d’Afrique vient participer au dépistage de l’hypertension dans les Centres de Santé Communautaires de MDA à Brazzaville
29.07.2011
photoNews Une jeune infirmière française membre de Médecins d’Afrique, Mlle Léonie MERLEAU (à gauche sur la photo) va venir au mois d’Août pour une mission de screening de l’hypertension dans plusieurs Centres de Santé de Médecins d’Afrique (MDA). Cette maladie est en effet un véritable fléau de santé publique au Congo, où elle touche près d’un adulte sur trois, d’après de récentes enquêtes.

Mlle Merleau, qui fait aussi partie des Scouts de France, était déjà venue l’an dernier au Congo pour participer à l’aménagement de la source du village de Voungouta. Passionnée à la fois par l’humanitaire et par le Congo, elle revient cette année pour cette nouvelle mission. Elle travaillera en lien avec les équipes locales de MDA, sous la supervision du Dr Bikindou, Administrateur Programme Santé chez Médecins d’Afrique.

Vous pourrez avoir la liste des centres dans lesquels elle interviendra et son planning en vous adressant soit au siège de Médecins d’Afrique, Case 86, Quartier Milice, soit au Centre Médical de Ressources Professionnelles, 100 rue Franceville, Moungali, soit encore au Centre de Santé Mutualiste de Talangaï, Quartier 67 Gaston Lenda. (mail : amabrazza@yahoo.fr ; tél : 06 667.62.09)

Médecins d’Afrique appuie le développement socio-sanitaire du Département de la Likouala
18.07.2011
photoNews Situé dans la partie nord de la République du Congo, le Département de la Likouala est l’un des départements du pays dont la situation socio sanitaire reste encore un défi majeur à relever. L’accès difficile des populations aux infrastructures de base, le manque d’eau de qualité et en quantité suffisante dans les zones rurales, la faible implication de la société civile dans la résolution des problèmes liés à la santé et leur faible participation à la prise de décision au niveau décentralisé, sont entre autres, les maux qui minent ce département.

Interpellé par cette situation, Médecins d’Afrique , ONG d’appui au développement socio sanitaire, s’est proposé de mettre en oeuvre un projet de mise en place d’un réseau opérationnel d’appui aux districts sanitaires et au renforcement des capacités organisationnelles de la société civile en matière de santé. Financé par l’Union Européenne et le Conseil départemental de la Likouala, ce projet vise à améliorer l’accessibilité des populations aux soins de santé de base et à l’eau potable dans ce département, tout en oeuvrant à l’organisation et à la structuration de la société civile. Il est mis en oeuvre dans les sept districts du Département de la Likouala à savoir : Bouaniela, Liranga, Epena, Impfondo, Dongou, Enyellé et Bétou.

Depuis le lancement de ce projet jusqu’à nos jours, plusieurs actions ont été menées dont: la mise en place et la formation du réseau des ONG de santé de la Likouala, la mise en place et la redynamisation des comités de santé dans les différents CSI appuyés par Médecins d’Afrique, la dotation en médicaments et matériel médical des CSI, l’organisation des missions de cliniques mobiles pour la prise en charge médicale et la sensibilisation des populations vivant le long des rivières Oubangui, motaba et Likouala aux herbes. Il sied de noter que les activités de cliniques mobile sont renforcées par la vaccination, les consultations prénatales, la sensibilisation sur le VIH/SIDA et les IST… Pour faciliter l’accès des populations à l’eau potable, 10 puits ont été construits dans certains districts, 6 puits sont en phase de construction et de réhabilitation. Dans le cadre de ce projet, Médecins d’Afrique apporte également un appui à l’hôpital de base d’Impfondo à travers la prise en charge médicale et le suivi des malades.

Sensibilisation de la population sur les méfaits des médicaments de la rue
18.07.2011
photoNews Dans le but de sensibiliser les populations contre les méfaits des médicaments de la rue sur la santé, Médecins d’Afrique a organisé de Mars à Juin 2011 une campagne de sensibilisation dans les départements de Brazzaville et de Pointe-Noire. Menée avec l’appui financier de l’Ambassade des USA au Congo, elle a permis de sensibiliser 1 575 personnes à travers des séances de causeries éducatives réalisées dans les onze arrondissements des deux départements concernés par la campagne. Pour atteindre un large public, cette campagne a été appuyée par les spots qui ont été diffusés dans les trois langues dans les chaînes de télé et de radio des deux départements.

Parmi les principales raisons évoquée par les participants pour utiliser les médicaments de la rue, notons le coût élevé des médicaments vendus en pharmacie, la proximité et la disponibilité des médicaments de la rue, l’éloignement et l’inexistence des pharmacies et des centres de santé Intégrés dans certains quartiers, la mauvaise réception des patients dans les hôpitaux, le payement préalable des frais de consultation, le faible coût des médicaments de la rue, la possibilité de réduire les prix chez les vendeurs ambulants, la lenteur observée dans les hôpitaux et CSI sur la prise en charge du patient, la disponibilité et la proximité des médicaments de la rue, sans oublier la sous-information de la population.

Par ailleurs, il sied de noter que prélude à ces séances d’éducation, les agents de santé et les professionnels des médias s’étaient réunis sur le même sujet autour d’un atelier à l’issue duquel des recommandations ont été formulées tant à l’endroit des autorités politico-administratives qu’aux institutions nationales et internationales. Ils recommandaient entre autres le développement d’une politique visant à assurer la disponibilité des médicaments de qualité, efficace, et d’un prix abordable pour les populations, le renforcement des capacités humaines et techniques dans la lutte contre les faux médicaments, l’optimisation des moyens d’intervention et la sécurisation du circuit de distribution des médicaments par la création d’un laboratoire de contrôle de qualité, l’élaboration des instruments juridiques sur la lutte contre les faux médicaments et les faire appliquer, l’harmonisation des textes au niveau régional et sous régional, la création d’un comité national de lutte contre la production et la vente des faux médicaments, le financement de la mise en œuvre des actions concertées multi-sectorielles de lutte contre les faux médicaments.

Mobilisation sociale autour du choléra à Mambutu Nka (RD Congo)
11.07.2011
photoNews Une équipe conjointe de 7 experts de l’Inspection Provinciale de la Santé (IPS), de Médecins d’Afrique RD Congo et de la Croix-Crouge RD Congo, a effectué le 05 Juillet 2011 une mission de reconnaissance sanitaire au village Mambutu Nka (province de Kinshasa) pour une analyse de la situation sur l’épidémie de choléra. En dépit des nombreuses ressources mobilisées depuis plusieurs décennies par les gouvernements et les partenaires pour améliorer l’état sanitaire des populations, le contrôle de l’épidémie demeure l’une des priorités majeures de l’action humanitaire en RDC. En effet, depuis 1980, les maladies à potentiel épidémique ont pris une ampleur dramatique dans l’ensemble du pays. Depuis le début de l’année 2011 jusqu’au 23 juin 2011, la RDC a notifié au total 6 872 cas dont 122 décès soit une létalité de 2% pour 7 provinces : Sud –Kivu, Nord-Kivu, Katanga, Province Orientale, Equateur, Bandundu et Kinshasa.

La Commission de Mobilisation sociale s’est résolu à organiser une mission exploratoire pour laquelle Médecins d’Afrique a apporté son expertise. Cette mission s’est fixé 6 objectifs immédiats à savoir :
1. Analyser la situation socio-économique, culturelle, environnementale et sanitaire du site
2. Evaluer le niveau actuel de prise en charge des cas de choléra
3. Evaluer l’organisation de la communauté ;
4. Etudier les possibilités de mise sur pied de partenariats avec les institutions en présence.
5. Etablir un plan d’action de sensibilisation de la communauté
6. Evaluer d’autres problématiques d’urgences

La mission a débuté par la rencontre des autorités locales et des associations locales en présence entre autres du chef coutumier et du Président du comité de développement (CODEV), ce qui a été l’occasion de nous rendre compte que la population n’était pas informée de l’existence du choléra dans le village et nous a permis de faire le point au niveau de la situation sanitaire. Le village de Mambutu-Nka est confronté à d’énormes problèmes de santé dont les facteurs sont divers. On note principalement les points suivants :
- Inaccessibilité aux soins appropriés liées à la pauvreté due au faible pouvoir d’achat de la population et aussi au manque d’intrants thérapeutiques ;
- Manque d’outils de reporting et de gestion au niveau du centre ;
- Niveau bas de connaissance de la population en mesures d’hygiène et assainissement expose la population à différentes maladies hydriques, de mains sales et diarrhéiques ;
- Manque de sanitaires qui oblige les population à se rabattre sur les solutions de fortune.

Au regard de cette situation alarmante, un besoin urgent d’assistance humanitaire s’avère nécessaire pour cette population. La sensibilisation de la population en notion d’hygiène, assainissement et l’installation des sanitaires améliorés seraient nécessaires pour soulager cette dramatique situation. La mise en place d’un paquet d’activités pour une meilleure organisation de la communauté est indispensable (RECO, associations de femmes et autres organisations à base communautaire). L’approvisionnement du centre de santé en lits adaptés aux cholériques (au moins deux) et la mise en place d’un point de prévention équipé en SRO et en Aquatab doivent être envisagé et il faut prévoir la mise à disposition du centre en sacs mortuaires. Il devient urgent de mettre en place les formations prévues pour le personnel soignant et les relais communautaires sur le choléra. Cette sensibilisation doit aussi touchés l’école, le marché et d’autres lieux de regroupement comme les églises. Nous avons fini notre mission en sensibilisant la commuté au lavage des mains à l’utilisation de l’eau de la source améliorée et l’utilisation des installations sanitaires.

Le Dr Francine AMETONOU nommée Représentante de Médecins d’Afrique en RD Congo
07.07.2011
photoNews Dr Francine AMETONOU, Présidente Déléguée de Médecins d’Afrique en Aquitaine, spécialisée en Santé Publique, a été nommée par le Conseil d’Administration Représentante de MDA en RD Congo à partir du 25 juin 2011. Elle remplace le Dr Papy MFULU, appelé à d’autres fonctions au sein de l’organisation.

Elle aura notamment pour missions la mise en place du plan d’action annuel 2011, la dynamisation du réseau national de Médecins d’Afrique en RD Congo et la prise de contact avec tous les partenaires (Institution, agences des Nations-Unies et autres organisations de solidarité internationale). Elle assurera et supervisera aussi des formations dans ses domaines de compétences.

Médecins d’Afrique appuie la création d’un nouveau CSCOM à Kinshasa (RD Congo)
23.03.2011
photoNews Le Quartier Ndjili Kilambu (Commune Mont-Gafula, Kinshasa, RD Congo) constitue l’une des aires de santé les plus vulnérables sur le plan de l’offre des services de qualité. Le quartier compte près de 16 844 habitants. Le revenu moyen quotidien d’une famille (six personnes) est de 1$ ce qui dénote une extrême pauvreté. Sur le plan sanitaire, le poste de santé « La Bénédiction » de Susila Dharma (SDIA) est l’un des rares de l’aire de santé qui est prêt à intervenir pour les premiers soins et faire la référence dans d’autres centres. Ce centre très proche de la population et fréquenté de manière satisfaisante doit cependant être réhabilité et agrandi pour devenir un Centre de Santé Communautaire (CSCOM) , avec une rénovation des bâtiments, une gestion impliquant la communauté, une formation complémentaire des agents de santé et l’implémentation d’une mutuelle de santé.

La mission exploratoire menée par Médecins d’Afrique (MDA) au niveau de cette communauté a permis d’identifier l’existence d’une forte dynamique communautaire dans le quartier Le besoin d’un a été clairement exprimée par le quartier : Comité de développement (CODEV), Comité de santé (COSA), mutuelle d’épargne, mutuelle de santé, plate forme des associations des maraîchers (PAMAPKI), les églises, les autorités administratives et partenaires humanitaires (WORLD VISION, UE). MDA en collaboration avec SDIA entend donc apporter un appui dans cette communauté afin de créer sur la base de l’existent un centre de santé communautaire géré par la communauté en vue de rentre accessibles les soins de santé primaires de qualité à faible coût en respect avec l’Initiative de BAMAKO et le plan national de développement socio-sanitaire.

Un protocole d’accord a été signé entre MDA et SDIA pour établir un centre de santé qui sera cogéré par la communauté et SD RDC. Le centre de santé sera installé dans un bâtiment donné à SDIA par le Blond Trust et 80 000 $ ont déjà été obtenus pour le projet, qui est donc en excellente voie. Le centre de santé communautaire sera établi en accord avec les normes et les standards de MDA et en conformité avec les conditions du Ministère de la Santé de la RDC. Pour citer le Dr Bansimba, fondateur de Médecins d’Afrique : « En tant qu’Africains, nous avons besoin de nous montrer à nous-mêmes et au monde comment faire les choses de manière juste, comment établir des soins de santé durables et accessibles qui soient bien gérés, et comment être responsables devant la communauté que nous servons. »

Lutte contre les faux médicaments : un début de concrétisation pour les projets de Médecins d’Afrique
22.03.2011
photoNews Le projet de lutte contre les médicaments de la rue, initié depuis 2009 par le Dr Banzouzi, Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique (MDA), en partenariat avec les Représentations Congo et Madagascar de MDA, comporte 4 axes majeurs :
1- Enquête de terrain sur les médicaments de la rue dans le but de mieux cerner les filières et surtout de documenter les conséquences sur le terrain.
2- Collecte d’échantillons sur le terrain en vue de les analyser, grâce au réseau de partenariat Nord/Sud mis en place par le CERMA (Centre d’Etudes et de Recherches de Médecins d’Afrique)
3- Mise au point de kits d’analyse et formation de techniciens en lien avec les Centres de Recherche locaux et les Directions Sanitaires de chaque pays qui le souhaitent.
4- Communication pour le changement des comportements réalisée en direction des populations pour faire évoluer la situation.

L’appui financier de l’Ambassade des Etats-Unis, obtenu lors de la visite de Son Excellence M. l’Ambassadeur au siège de Médecins d’Afrique à Brazzaville en décembre 2010, a permis de concrétiser le 4ème axe du projet au Congo. Il a été lancé par un atelier tenu les 9 et 11 Mars 2011, à destination de représentants des professionnels de la santé de la santé et des médias, sous la direction du Dr Gildas Gangoué, Administrateur Programme chez Médecins d’Afrique, avec la participation du Dr Jean Claude Ongoly, président du Conseil Central de l’Ordre national des pharmaciens au Congo. Un extrait de cet atelier est passé au journal télévisé du 9 Mars 2011 et peut être visionné ci-dessous :

Campagne de sensibilisation contre les... par Congo-SiteOfficiel

Cet atelier sera suivi d’une vaste campagne de sensibilisation qui aura lieu du 9 au 31 mai 2011. Via les agents de Santé Communautaires de Médecins d’Afrique, des séries d’ateliers, conférences et animations de proximité seront réalisées en direction des populations pour faire évoluer les consciences vis-à-vis de l’utilisation des médicaments de la rue. Les cibles principales seront les établissements scolaires, les églises, les centres de santé.

Mission d’évaluation conjointe Médecins d’Afrique / Kilimanjar’hope pour les CSCOM des Plateaux (Congo)
13.03.2011
photoNews Après une période de travail conjoint pour définir les TDR de la mission, M. Laflotte et une autre membre de Kilimanjar’hope sont partis au Congo en Janvier 2011 pour une mission d’évaluation avant la remise en état de 5 Centres de Santé de la Circonscription Socio-Sanitaire de Gamboma, de la Région des Plateaux au Congo. Cette mission s’est déroulée avec l’appui des membres de la Représentation Congo de Médecins d’Afrique, et tout spécialement M. Syd Donald Tsiba Gnima, qui supervise les Centres de Santé de Médecins d’Afrique.

Au regard de l’analyse de la situation sanitaire réalisée conjointement dans la CSS de Gamboma et à l’hôpital de Abala dans le département des Plateaux, il ressort que la population de ces CSS dans son ensemble a un accès très limité aux soins et services de santé de qualité : déficit en qualité et quantité du personnel de santé ; faible disponibilité du matériel médico-technique ; vétusté des infra structures sanitaires ; irrégularité des approvisionnements en médicaments ; faible opérationnalité des comités de santé et de COGES ; faible supervision des structures sanitaires et faible opérationnalité des équipes cadres ; faible accès à l’eau potable. Le projet de Kilimanjar’hope de rénover plusieurs Centres de Santé des Plateaux tombe à point car il rejoint les objectifs du « Programme conjoint des Nations Unies d’appui à l’amélioration de la santé des populations dans la circonscription socio-sanitaire (CSS) de Gamboma » lancé officiellement par les Nations-Unies en Mars 2010.

Les points positifs pour la suite du projet sont l’appui des Agences du système des nations Unis dans la CSS, le fort engagement du système des nations unis à mener les actions de développement, l’existence de plusieurs plans nationaux et internationaux pour développer la santé et réduire la pauvreté ainsi que l’accès du Congo à l’initiative PPTE.

Bogso (Cameroun) mobilisé pour son projet de Centre de Santé !
13.03.2011
photoNews A l’invitation de M. Ntomp, Chef du Village de Bogso et membre de l’association Bogso Terre d’Avenir, le Dr Banzouzi, Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique, est venu pour une mission exploratoire du 19 au 23 Février 2011 dans le Département du Nyong et Kellé, au Cameroun. L’essentiel de sa mission a consisté en deux points :
- l’animation d’une conférence sur les Centres de Santé Communautaires (CSCOM) en insistant sur les stratégies de Médecins d’Afrique dans la mise en place des CSCOM et l’implication de la communauté
- la réalisation d’une étude exploratoire sur le District Sanitaire d’Eséka dans l’optique de la construction d’un CSCOM à Bogso.
Il a ainsi pu rencontrer les différents acteurs sur le terrain : population, autorités locales, anciens (les Bambombog)… pour recueillir les informations nécessaires au montage du projet et valider sa pertinence. Au cours de ce voyage, il a pu mesurer la forte implication de la population et s’assurer de l’intérêt des acteurs publics. Cette mission fort constructive a permis d’obtenir les éléments essentiels pour constituer le dossier, il reste maintenant à trouver des partenaires financiers et techniques pour le projet.

Visite de l’Ambassadeur des USA au siège de Médecins d’Afrique à Brazzaville
04.12.2010
photoNews La Représentation Congo de Médecins d’Afrique a eu l’honneur de recevoir le 9 novembre 2010 à son siège, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur des USA au Congo, Christopher Murray.

Au cours de cette visite qui a débuté par une exposition photos sur les activités de Médecins d’Afrique, Christopher Murray a eu droit à une présentation globale de Médecins d’Afrique partant de sa création à nos jours.

En effet, le Représentant de Médecins d’Afrique au Congo a saisi cette occasion pour parler de la vision, des objectifs, des axes d’intervention, des activités menées et celles en cours, des partenaires, des perspectives de Médecins d’Afrique ainsi que les difficultés rencontrées. Ces difficultés se résument en termes de manque d’appui institutionnel, de formation pour le personnel, de moyens financiers et logistiques.

Visiblement satisfait de l’œuvre de Médecins d’Afrique, le diplomate américain a dit : « je suis très touché par la souplesse de votre organisation de pouvoir répondre avec dynamisme aux besoins des populations. Votre organisation touche deux de nos priorités (santé, sécurité alimentaire, changement climatique). Nous verrons dans quelle mesure travailler ensemble ».

Mise en place par Médecins d’Afrique d’un réseau des ONG et OBC de Santé dans le Département de la Likouala (Congo)
04.12.2010
photoNews Du 23 au 28 septembre 2010 a été mis en place à Impfondo (Département de la Likouala), au cours d’une assemblée générale, un réseau des ONG et OBC de santé du Département de la Likouala, en sigle REOSA. La cérémonie officielle de lancement des travaux, qui a coïncidé avec le lancement des cliniques mobiles a été placée sous l’égide du Président du Conseil Départemental de la Likouala et du Représentant de Médecins d’Afrique au Congo.

La mise en place de ce réseau s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet intitulé « Mise en place d’un réseau opérationnel d’appui aux districts sanitaires et au renforcement des capacités organisationnelles de la société civile en matière de santé », mis en oeuvre par Médecins d’Afrique dans le Département de la Likouala avec l’appui financier de l’Union Européenne et cofinancer par le Conseil Départemental de la Likouala.

Médecins d’Afrique, en tant qu’ONG d’appui, a assuré la préparation de l’ensemble des conditions nécessaires à la mise en place du réseau : organisation des réunions communautaires d’identification des ONG et OBC de santé, tenue des réunions d’échange au cours desquelles a été expliqué le bien-fondé de la mise en réseau, production des drafts des documents fondamentaux, organisation de l’assemblée générale en partenariat avec le Conseil Départemental et la Direction Départementale de la santé.

Ayant pour devise « Santé - dignité - solidarité », ce réseau est une plate forme de la société civile qui a pour but de contribuer au développement durable en matière de santé et de promotion des droits des minorités dans le Département de la Likouala. Il a pour objectifs entre autres de :
- constituer un cadre de concertation, d’échange d’informations, de formation, de promotion et de synergie entre tous les acteurs non étatiques du Département ;
- répondre aux besoins communautaires à travers les projets, les engagements, la sensibilisation, les plaidoyers ;
- capitaliser les expériences, les pratiques et les acquis des ONG et OBC ;
- élaborer et mettre en oeuvre le plan d’actions.

Pour atteindre ces objectifs, le réseau s’est doté d’un plan d’action tri-annuel 2011-2013. Ce plan renferme plusieurs activités parmi lesquelles: la formation des membres du réseau, la conception et la mise en oeuvre des programmes et projets, la promotion des droits et l’intégration des minorités, la mise en oeuvre des actions de communication, de sensibilisation et de plaidoyer, l’échange d’information entre les membres du réseau et les services publics, la participation aux appels à soumission, la participation à toutes actions légales et réglementaires visant à développer le réseau.

Il convient de noter que l’adhésion au REOSA est libre et est ouverte à toutes les organisations de la société civile ayant un siège ou un bureau dans le Département de la Likouala et oeuvrant dans le domaine de la santé et de promotion des droits des peuples défavorisés et autochtones, comme le stipulent les statuts et règlement intérieur dudit réseau.

Prise en charge de la malnutrition aiguë en situation d’urgence à Idjwi (RD Congo)
18.11.2010
photoNews Ce projet ambitieux mené par la Représentation RD Congo de Médecins d’Afrique avec le financement de l’UNICEF a pour objectif de contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité liées à la malnutrition aiguë chez les enfants de 6 à 59 mois par : la mise en place d’un système de dépistage et de prise en charge de la malnutrition aiguë, le renforcement de la capacité des prestataires des soins et des relais communautaires, la promotion des interventions de prévention de la malnutrition et le renforcement de la coordination ainsi que la supervision des activités de nutrition dans la zone de santé d’Idjwi (209 602 habitants dont 39 615 enfants de 0 à 5 ans)

Débuté en Juillet 2010, le projet en est à mi-parcours. L’équipe a déjà bien avancé sur le renforcement des capacités en formant d’une part 56 prestataires, 6 membres de l’ECZS et 160 relais communautaires pour la PCCMA (Prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë) et d’autre part 42 participants des IT et Comités de Santé (CODESA), 6 ECZS et 14 personnes de MDA à la sécurité alimentaire. 230 enfants souffrant de malnutrition aiguë ont été pris en charge, 24 au niveau des UNTI (Unités Nutritionnelles de Traitement Intensif) et 216 au niveau des UNTA (Unités Nutritionnelles de Traitement Ambulatoire), avec un taux de guérison de 82 %. Un décès a malheureusement été enregistré, un enfant n’a pas suivi le traitement jusqu’au bout et plusieurs ont été référencés vers d’autres structures pour des raisons de proximité géographique.

Des actions de prévention de la malnutrition ont également été engagées et vont continuer : sensibilisations de masse sur la nutrition et la santé, focus group au niveau des structures de prise en charge et dans les communautés, communication interpersonnelle et identification de 12 recettes locales d’aliments de complément enrichis pour les enfants de 6-11 mois. L’équipe sur le terrain va renforcer la coordination et supervision des activités de nutrition dans la zone, réaliser des mission de supervisions conjointes avec l’UNICEF ainsi que des missions propres de supervision et de sensibilisation dans les 10 Aires de Santé en 6 mois. Au vu des besoins, il parait également urgent d’entamer dès à présent un plaidoyer pour la continuité de ce projet afin de pallier les problèmes des populations vulnérables dans cette Zone de Santé.

Conférence-Débat : Approvisionnement en Eau Potable en milieu rural africain
26.10.2010
photoNews Le Dr Banzouzi, Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique et Directeur du CERMA (Centre d’Etudes et de Recherches de Médecins d’Afrique) a animé le 7 Octobre 2010 à Brazzaville, dans les locaux du Centre d’Informations des Nations-Unies (UNIC), une conférence-débat sur le thème suivant :
Approvisionnement en Eau Potable en milieu rural africain : problématiques, enjeux sanitaires, expériences et projets de Médecins d’Afrique

Cette conférence a été relayée au journal télévisé congolais du 7/10/2010. Un extrait de ce JT est disponible en suivant le lien : http://www.dailymotion.com/video/xf4673_conference-debat-sur-lyeau-potable_news

Devant une centaine de participants et les représentants de la presse et du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, le Dr Banzouzi a présenté le programme Eau, Hygiène et Environnement de Médecins d’Afrique, qui se décline en 3 axes :
- Approvisionnement en eau potable
- Promotion de l’hygiène et de l’assainissement en milieu urbain et rural
- Protection de l’environnement

En partant des enjeux socio-sanitaires de l’approvisionnement en eau potable en Afrique, principalement en milieu rural, il a montré le paradoxe africain en matière d’eau. En effet, « l’Afrique subsaharienne, à l’exception des zones arides et semi-aride, ne manque pas d’eau ! Les bassins hydrographiques sont fort importants et pourtant les Africains n’ont pas tous accès à l’eau potable. » Insistant sur la singularité du milieu rural, avec plus de 90% des populations des villages qui ont recours à une eau de qualité non contrôlée, il a montré la nécessité de tout faire pour que ces populations disposent d’une eau potable et non d’une source de maladies supplémentaires. En effet, les maladies hydriques pèsent encore très lourd, notamment sur la santé des enfants.

Ces questions d’accès à l’eau potable intéressent aussi bien les institutionnels, les entreprises, la société civile ainsi que la communauté internationale. C’est dans cet élan que Médecins d’Afrique, après de nombreuses enquêtes sur le terrain, a élaboré une stratégie pour contribuer à faciliter l’accès à l’eau potable. Cette stratégie, comme tous les programmes de l’ONG, est à base communautaire. En effet, « l’approche participative est la meilleure stratégie pour garantir le droit à l’eau potable. Encourager et faciliter un dialogue permanent avec les acteurs locaux et les impliquer tout au long du processus est gage d’une réussite du projet. » Parallèlement, plusieurs clés de réussite des projets ont été évoquées, à savoir :
- sécuriser la pérennisation des ouvrages assurant le service de l’eau potable par un système de recouvrement des coûts négocié avec les bénéficiaires ;
- accorder une priorité aux projets dont les technologies sont maîtrisables par la population ; - responsabiliser dans la durée les population via les Comités Locaux de Gestion de l’Eau (CLGE)
- coupler systématiquement les projets d’accès à l’eau potable avec une promotion de l’assainissement
- proposer une batterie de mesures d’accompagnement (Communication pour le Changement des Comportements, Renforcement des capacités des agents communautaires de santé, Diffusion des bonnes pratiques via le canal des écoles et des pairs-éducateurs)

A ce jour, Médecins d’Afrique a déjà réalisé trois types d’ouvrages d’eau pour plus de 150 000 bénéficiaires au total : construction d’impluviums (3), creusement de puits et forages (25), aménagement de sources (3). Nous souhaitons poursuivre ce travail tout en l’élargissant avec le captage d’eau de surface, là où cette solution paraît la plus adaptée. Ces projets sont très techniques et coûtent cher. Médecins d’Afrique a donc constitué pour les mener à bien un réseau conséquent de partenaires techniques et financiers regroupant des institutionnels, des agences des Nations-Unies, des entreprises, des écoles et d’autres ONG.

Lors de cette conférence, le Dr Banzouzi a présenté les projets en cours de Médecins d’Afrique, pour lesquels nous cherchons des financements :
- Projet Eau de Vie, dans le District de Mbanza Ndounga
- Aménagement des latrines et approvisionnement en eau dans les écoles à Ndjaména (Tchad), dans le cadre du programme RESASCO
- Phase 2 du projet Eau de Voungouta : aménagement de la deuxième source du village, conduction de l’eau jusqu’au village et distribution via des bornes-fontaines.
La phase 1 de ce projet Eau de Voungouta a été finalisée en Août 2010 et a permis l’aménagement de la première source du village grâce au captage de 6 micro-sources, à l’installation d’une connectique de 306 m et à la construction d’un bassin de rétention de 19000 L, avec une rampe de 3 robinets. Ce projet a pu se faire grâce à une collaboration Nord/Sud impliquant la Région Ile-de-France, le Conseil Général de l’Essonne, les Scouts de France et du Congo, l’école Tecomah, la Représentation Congo et la Coordination Europe de Médecins d’Afrique, sans oublier la communauté villageoise de Voungouta, sans qui ce projet n’aurait pas eu lieu.

Projet d’Appui à la lutte contre le VIH/SIDA à base communautaire en RD Congo
26.10.2010
photoNews En République Démocratique du Congo, Médecins d’Afrique souhaite freiner la propagation et l’impact du VIH/SIDA sur l’individu, la famille et la communauté, afin d’apporter appui à la politique nationale de lutte contre le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles (IST).

Un projet de prévention du VIH/SIDA à base communautaire a donc été élaboré, avec comme objectifs d’amener la population à haut risque à adopter des comportements responsables de lutte contre le VIH/SIDA et les IST, de réduire le risque de transmission et la prévalence du VIH/SIDA et IST au sein des groupes spécifiques (prostitués, chauffeurs, militaires, élèves etc..) de la communauté, d’amener la communauté sensibilisée au dépistage volontaire, de prendre des mesures de protection des PVV contre les pratiques de discrimination, d’assurer la disponibilité permanente et l’accessibilité économique des intrants et médicaments aux utilisateurs.

Pour la phase-pilote, en Août et Septembre 2010, la Représentation RD Congo de Médecins d’Afrique a ciblé une entreprise, un marché et 7 écoles. Ainsi, sur chantier de SAFRICAS à Mombele, Kinshasa / Limete, 250 travailleurs ont reçu les différents messages de lutte contre le VIH/SIDA. Une équipe de cinq médecins de Médecins d’Afrique y a travaillé pendant un mois afin d’équiper les travailleurs de SAFRICAS exposés aux multiples tentations sur le site des connaissances pouvant les permettre de bien faire face à ce fléau qu’est le VIH/SIDA. Médecins d’Afrique est intervenu également sur le marché de super Lemba (marché MANZEKU) à Kinshasa. 358 personnes dont 58 hommes et 300 femmes y ont été sensibilisés pour la lutte contre le VIH/SIDA. Les écoles étant une base fondamentale dans le développement des compétences, Médecins d’Afrique n’a pas oublié ce secteur, où 7 écoles ont connues cette première phase de sensibilisation. 2075 élèves ont été sensibilisés sur le VIH/SIDA.

Après la phase pilote de ses activités, Médecins d’Afrique compte élargir ses interventions à travers la République Démocratique du Congo en général et dans la ville province de Kinshasa en particulier. MDA souhaite atteindre des millions des congolais par sa lutte contre le VIH pour réduire ainsi l’incidence de cette maladie en RD Congo.

Médecins d’Afrique appuie les acteurs pour la santé de la reproduction auprès des réfugiés de la Likouala
15.07.2010
photoNews Dans la Likouala (Nord-Est du Congo), Médecins d’Afrique (MDA) assure la couverture sanitaire dans les sites à forte concentration de réfugies (22 sites), sans compter les missions de cliniques mobiles menées le long du fleuve.

Parmi ses nombreuses actions sur le terrain, MDA, a reçu mission du FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la Population) de mettre en place le « Dispositif Minimum d’Urgence » ou DMU qui met l’accent sur la santé de la reproduction et comporte 3 volets :
1) appui en personnel avec le recrutement de deux sages-femmes et un psychologue ;
2) renforcement des capacités du personnel par l’organisation de sessions de formation ;
3) disponibilisation et approvisionnement des structures sanitaires de tous les partenaires de terrain en kits pour la Santé de la Reproduction. Médecins travaille sur ce projet DMU en partenariat avec l’AARREC et la Direction Départementale de la Santé (DDS) de la Likouala.

Médecins Sans Frontières, les Centres de Santé de la Likouala et les hôpitaux de base de Bétou et d’Impfondo, ont ainsi reçu, dès Mars 2010, des livraisons de kits de santé de la reproduction du FNUAP par l’équipe de Médecins d’Afrique. En effet, les femmes réfugiées se retrouvent dans le dénuement et manquent des éléments d’hygiène les plus élémentaires. Devant l’ampleur du travail et la recrudescence des violences sexistes et sexuelles, toutes les ONG et institutions présentes sur le terrain doivent collaborer pour intervenir déjà en amont avec la formation et l’ingénierie sociale, mais aussi ensuite pour soutenir psychologiquement et sanitairement les victimes.

Médecins d’Afrique active son programme RESASCO en RD Congo
06.07.2010
Photo : M. Léon Kadima, Assistant au programme RESASCO de Médecins d’Afrique en RDC, entouré des parents d’élèves
photoNews L’équipe de Médecins d’Afrique à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, vient d’achever avec succès la phase pilote de son programme de Redynamisation de la Médecine Scolaire (RESASCO). Ce programme, lancé depuis près de 15 ans par Médecins d’Afrique au Congo Brazzaville, vise à améliorer l’état de santé des élèves afin de contribuer à la réduction des échecs scolaires. Dans ce but, il prend non seulement en compte les enfants, mais s’adresse également à leurs parents et enseignants et comporte un diagnostic de l’environnement sanitaire des élèves en plus de la consultation et de l’éducation sanitaire.
Le lieu choisi pour la phase pilote a été l’école Bongolo 1 de Kalamu. 133 enfants (60 garçons, 73 filles de 9 à 15 ans) y ont participé, pour un screening de leur santé et des séances d’éducation sanitaire sur les thèmes du VIH, du paludisme, de l’hygiène des mains et de l’assainissement du milieu. Les parents d’élèves ont été sensibilisés aux bonnes pratiques d’hygiène et de nutrition sur le marché du triangle Cité Verte et à l’église Cbeco Mpumbu de Mont Ngafula, commune de Ngaliema. Ils sont venus nombreux et sont repartis mieux armés pour protéger la santé et donc l’avenir de leurs enfants.
Toutes les écoles qui souhaitent mettre en place le programme RESASCO pour leurs élèves avec une participation financière modique des parents sont invitées à contacter Médecins d’Afrique.

Contact Médecins d’Afrique RD Congo : Dr Mfulu Kiese, Représentant - medecinsafriquerdc@yahoo.fr - (243) 812 165 170

Diagnostic socio-économique dans le Pool (Congo) : Conférence de restitution
29.10.2009
photoNews Le 23 octobre 2009 à Kinkala s’est tenue la conférence de restitution du rapport sur le Diagnostic socio-économique dans les Circonscriptions Socio-Sanitaires de Goma tsé-tsé et de Kindamba Département du Pool.
Cette étude a été menée dans le cadre de la mise en oeuvre du projet « Réhabilitation et Développement Socio-Economique dans le Pool - Volet Santé » dont Médecins d’Afrique assure la mise en oeuvre avec l’appui financier de l’Union Européenne. Outre Médecins d’Afrique, représentée par le Dr Louvouezo, étaient présents les sous préfets et élus locaux des localités concernées, le président du Conseil Départemental du Pool (qui a présidé la cérémonie d’ouverture et de clôture), des cadres de la Direction départementale du Pool, des délégués des Agences du Système des Nations Unies, de l’Union Européenne, du Ministère du Plan, des ONG et autres partenaires au développement.

Un recensement médical en vue de mieux répondre aux besoins de santé de la population de Djéno, Congo Brazzaville
21.07.2009
photoNews Du 20 au 23 mai 2009 s’est tenue l’activité sur le recensement médical des ménages couverts par l’aire de santé du Centre de Santé Intégré de Djeno, en collaboration avec le département de la santé au Kouilou. La mise en place d’une structure de dialogue, le Comité de santé, expression organisée de la participation communautaire témoigne du dialogue établi entre l’équipe de santé et la population bénéficiaire. Mais sans la connaissance du dénominateur de l’aire de santé à couvrir, ce dialogue ne devra pas permettre à l’équipe du centre de santé d’avoir une approche, bien qu’introductive aux problèmes de la communauté (écologiques, culturels, économiques, sociaux, démographiques et épidémiologiques) qu’elle devra résoudre. Avoir la maîtrise de son dénominateur à travers le recensement des ménages est là une opportunité que doit saisir le CSI pour informer la population du fonctionnement du centre ; écouter les demandes de la population pour en identifier les besoins; expliquer les objectifs du centre et pourquoi le recensement ; susciter l’adhésion d’autres potentiels membres du comité de santé. Pour mener à bien le recensement médical, Médecins d’Afrique et ses partenaires, la Direction Départementale de la Santé du Kouilou, la société Total E&P Congo, la Circonscription Socio-Sanitaire n°1 du Kouilou, le comité du village et le Comité de Santé ont choisi une approche collégiale, avec la pleine participation et implication de la communauté de l’aire de santé de Djéno. Un atelier de formation a été organisé à l’endroit des agents recenseurs identifiés au niveau du comité de santé notamment les commissions spécialisées et l’équipe de santé du CSI renforcés par plusieurs volontaires de Médecins D’Afrique. 15 agents recenseurs ont pu être formés et ont réalisé le recensement de 302 ménages, soit 1774 habitants. Le suivi de cette activité a été assuré en continu sur le terrain par Médecins D’Afrique à travers le coordonnateur qui a associé au maximum l’Equipe de santé du CSI de Djeno et le médecin chef de la CSS 1 Kouilou et par un comité de coordination en évaluation continue de la progression de l’activité qui a été composé de Total E&P Congo, du comité du village et du COSA de Ndjéno.

Visite du Directeur Général de la Santé du Congo au siège de Médecins d’Afrique
16.07.2009
Dr Louvouezo, Représentant Médecin d Afrique Congo, présente au Pr Dokekias les projets en cours
photoNews Le Directeur Général de la santé en République du Congo, le Professeur ELIRA DOKEKIAS (au centre sur la photo) a effectué mercredi 16 juillet 2009 une visite au siège de Médecins d’Afrique. Après avoir pris connaissance des différents programmes ainsi que quelques réalisations de Médecins d’Afrique, le professeur Elira s’est dit satisfait de cette visite et a promis de collaborer avec Médecins d’Afrique dans son programme d’activités. Selon ses propres termes, un travail en concertation sera bénéfique pour les populations bénéficiaires.

Réunion de sensibilisation à Kinshasa
03.06.2009
photoNews Le Dr Bansimba, Secrétaire Général de Médecins d’Afrique, a organisé fin Mai une réunion de travail avec les membres de MDA en RD Congo. Elle lui a permis d’apprécier leur motivation à apporter leur contribution à l’amélioration des conditions de santé.

Visite de M. DADONON au CMRP
20.05.2009
M. Dadonon, Représentant Tchad de Médecins d Afrique, entouré du personnel du CMRP
photoNews Le Représentant Tchad de MDA, Monsieur Ousmane Y. DADONON a effectué le jeudi 7 mai 2009, une visite au Centre Médical de Ressources professionnelles de Brazzaville. Espérons que tout ce qu’il découvrira de Médecins d Afrique au Congo lui permettra de rentrer au Tchad avec une meilleure connaissance de la philosophie et des méthodes de travail de MDA, ainsi que de nombreuses idées à développer sur place.

VISITE DU SECRETAIRE GENERAL AU TCHAD
22.08.2007
photoNews L’équipe de Médecins d’Afrique au Tchad a reçu la visite du Secrétaire Général Dr Bansimba du 15 au 18 août 2007. Deux rencontres de travail ont eu lieu sous la supervision du Dr Kristian Djedouboum et de Nahodjiba M’Batinan. Elles ont permis une présentation détaillée de Médecins d’Afrique, son historique, sa philosophie, son organisation et ses différents domaines d’action. Plusieurs dossiers ont été traités : l’installation de l’esprit de Médecins d’Afrique, que l’équipe a parfaitement saisi, l’officialisation de la représentation de Médecins d’Afrique au Tchad et la constitution d’une feuille de route jusqu’en décembre 2007. L’équipe s’est engagée à entreprendre une étude d’envergure sur la situation sanitaire du pays et la réponse de la société civile.

REUNION DES BENEVOLES A BRAZZAVILLE LORS DE LA VISITE DU SECRETRAIRE GENERAL
11.03.2007
Réunion des membres le 3/02/2007
photoNews Le 3 février 2007, s’est tenue au siège de Médecins d’Afrique, sous la présidence du Dr Bansimba, Secrétaire Général de MDA, la réunion des membres volontaires de cette ONG de développement socio sanitaire. Au cours de cette rencontre, les participants ont été édifiés sur les objectifs et missions de Médecins d’Afrique, ses axes d’intervention, les piliers qui fondent son action ainsi que sur la place et le rôle d’un membre volontaire au sein de la structure. Humanisme, Participation Communautaire, Volontariat et Bénévolat, Coopération, Impartialité, Neutralité, Transparence et Code moral, principaux piliers qui fondent l’action de Médecins d’Afrique, ont été présentés par le Secrétaire Général. S’engager à Médecins d’Afrique c’est œuvrer dans ses différents programmes d’urgence et de développement car « Le volontariat est un engagement personnel à assumer sous pression, des tâches difficiles en zones défavorisées ou dangereuses dans un esprit de service aimant et désintéressé », a renchéri le Secrétaire Général de Médecins d’Afrique. « Cette réunion m’a aidé à comprendre la vision de Médecins d’Afrique ainsi que ses axes d’intervention. Je suggère que ces genres de rencontres se multiplient car c’est un cadre qui nous permet de donner notre point de vue pour la bonne marche de l’association. Grâce à cette rencontre, j’ai fait la connaissance des autres membres de la grande famille de Médecins d’Afrique », a déclaré Mlle MOUTOULA, E. Flore, nutritionniste, membre volontaire de Médecins d’Afrique.


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